Ceux qui ont cherché une issue n'ont trouvé que folie.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Lun 1 Fév - 20:26

Ça faisait quelques mois maintenant que j'étais à la Nova. J'avais dû zigouiller quelques trous du culs qui pensaient pouvoir faire chier le groupe, en "impressionner" d'autres qui refusaient notre aide. Bref, on faisait fructifier noter affaire.

Ce jour là, Konstantin Bronski m'avait appelé. Il était toujours dans ce bar russe du Red District, toujours aussi chauve, toujours aussi gras. Un bon gros dégueulasse. J'avais appris depuis que le premier étage de cet "établissement" était une maison close qu'il dirigeait. Imaginer ce que ces filles devaient lui faire avant de se faire embaucher là me foutait une gerbe pas possible.

- Ah Zeg, t'es là. J'ai un truc à te proposer, mais ça va pas être facile...
- Dis toujours...
- Il y a une secte à la con - des Hare Krisha au crâne rasé, tu vois ? - dont le chef est un ancien de chez nous qui menace de divulguer nos petits secrets. J'enverrais bien un pistolero, mais ces gars sont trop cons, ils vont défourailler comme des dingues et notre gars va filer.
- C'est tout ? Je dois juste allonger ce tondu là avant qu'il se barre ?
- Oui... Mais c'est pas tout. Il passe tout son temps avec 12 glands qu'il appelle ses apôtres, tu vois le tableau ? Ces mecs là ne le quittent pas, même quand il va pisser. Et ils sont prêts à crever pour lui... Tu vas devoir tuer les 13 gars. Ils se font appeler les cruciverbistes... Nan, c'est pas ça... C'est un truc en rapport avec une croix, je sais pas quoi... Ils crèchent dans la Caverne Septentrion. Demande après un certain Jésus, ou José... ou Jérôme ? Merde, ils me font chier avec leurs nom pourris ces abrutis-là !

J'ai accepté. J'avais une idée assez claire de la méthode, même si j'allais devoir pactiser avec un diable bien plus effrayant que la Nova. J'avais vu son annonce, elle recrutait des "fidèles" (des chiens, quoi) pour la suivre dans sa secte mystérieuse. Elle était poursuivie par toute la ville, elle était immensément dangereuse, mais si quelqu'un pouvait m'aider c'était elle...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Lun 1 Fév - 21:51

Nancy avait rejoint le vieil entrepôt abandonné qui était situé pas loin de l'entrée des galeries de la Caverne Septentrion. C'était un lieu qui avait beaucoup de liens avec les cultes de l'Ordre mais aucun avec le Culte de Chaussettes. A part quelques initiés peu de gens tombaient dessus par hasard, de telle sorte à ce que cet entrepôt soit un endroit sûr pour parler business dans le contexte du Culte.

D'autant plus qu'il était très délaissé par la population, D'ordinaire, ces lieux, surtout s'ils étaient dans l'enceinte de la ville, étaient anormalement squattés par toutes sortes de personnes, notamment des camés. Oh, ce lieu n'en excluait pas, loin de là. Mais le Culte les avaient vérifiés un à un : on pourrait parler d'instaurer le Nouvel Ordre Mond- Solicitial ici, ils auraient pas le niveau de conscience nécessaire pour simplement interpréter le son comme étant un langage sensé qui contient des informations ainsi que toute la logistique derrière.

Nancy avait eu vent d'une personne qui souhaitait venir, pour parler. Il ne faisait pas spécialement partie des gens qui étaient sous surveillance constante, par conséquent elle n'avait que peu d'informations sur lui, mis à part que vu son profil il avait pas la gueule à vouloir les rejoindre ou de devenir un nouveau client. C'est pour cela qu'elle s'était mise sur ses gardes et avait demandé à ses laquais d'être sur les leurs aussi.

La porte de l'entrepôt était grande ouverte et deux soldats du Culte faisaient une partie d'échec à côté de celle-ci.

Nancy, elle était au deuxième étage de l'entrepôt - un entrepôt à véhicule, le 2ème étage n'était qu'un chemin surplombant le rez-de-chaussée ce qui lui permettrait de communiquer avec le nouvel arrivant dès son entrée tout en étant à une position privilégiée.

Tout le monde paraissait serein et heureux, elle avait même mis un joli trois-pièces et demandait jovialement à tout le monde si ça lui allait bien.

Elle se réjouissait de le voir arriver.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Lun 1 Fév - 23:18

Elle m'avait donné rendez vous dans un entrepôt abandonné.

J'étais arrivé bien en avant, sapé en clodo, personne ne faisait attention à moi. J'avais vu tout le cirque autour d'elle : tous ses sbires s'étaient placés bien docilement à l'endroit exact qu'elle leur avait désigné. Ils avaient tous l'air content d'être là, m'attendant comme des gosses attendent ce gros con de père noel..

On était sur son terrain. Seul l'Ordre traîne par ici. Si ça tournait mal, pas moyen de se fondre dans la foule, y'avait pas de foule, y'avait même pas un pékin.

Il était temps d'y aller, je me dirigeai vers la structure de tôle ondulée. Deux mecs jouaient aux échecs devant la porte. Ils se levèrent, toujours souriants...

- Monsieur désire ?


C'est rare qu'on me donne du "Monsieur" quand je suis attifé de la sorte. On m'avait déjà reconnu.

- On m'attend.

L'un des deux zigs me fouilla, et me confisqua mon couteau. De toute façon avec le nombre de mecs dans la zone, même armé, je serais pas allé loin si ça se gâtait.

Ensuite ils m'emmenèrent à l'intérieur. Les vitres étaient crades, de la poussière volait, et la plupart des néons avaient rendu l'âme depuis belle lurette. Bref, on voyait que dalle... Sauf elle.

Sur la passerelle surplombant l'entrepôt, elle souriait et avait l'air ravi. Elle avait cette beauté froide des statues de marbre, ses yeux me fixaient comme un serpent qui observe une souris... Un véritable ange de la mort...

- Bonjour Madame.... Euh Mademoiselle Lovelace, bredouillais-je. (Mais Bordel de merde, reprends toi pauvre con ! tu vas passer pour un guignol !!). Je suis là pour vous proposer une opération dont nous pourrions tous deux tirer profit. On veut éliminer un de vos concurrents.

Elle avait tremblé au mot "éliminer" ou c'était mon imagination ? J'étais de moins en moins à l'aise, elle me fascinait et simultanément, j'avais envie de fuir...

- Une secte nous pose problème, et la Nova veut l'éradiquer. On manque d'info, mais c'est votre domaine ici, vous devez savoir de qui il s'agit.

Je lui donnais la description merdique de Bronski. En plus de me foutre dans la merde, il me donnait l'air d'un con ce fumier... Un jour, j'allais le planter ce gros lard !

- Je peux m'infiltrer si j'arrive à les loger, mais buter 13 mecs en même temps, tout seul, ça va être coton. Vous en pensez quoi ?


Bordel, et si elle me flinguait sur place ? Elle en aurait rien à foutre...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mar 2 Fév - 0:59

Elle l'impressionnait. Cela la fit sourire d'un sourire très mauvais. Elle le laissa parler. Il lui proposa une opération qui consistait à éliminer 13 mecs d'une autre secte ennemie, ce qui la fait sourire, elle souffla du nez à maintes reprises dans sa description. Un mec de la Nova qui lui demandait de l'aide. Nova Prospekt. Ces mecs-là qui insalubrifient les lacs en y mettant des cadavres dedans. Elle savait dès le début qu'il fallait pas les avoir dans le dos alors elle avait pris ses précautions. Cependant c'était pas une raison pour se laisser impressionner. Ce petit gars était sur son territoire alors elle avait l'avantage psychologique.

- Heep. On s'attendait à votre venue. Cependant... à choisir entre... les attardés de Krishna et les psychopathes trotskistes j'admettrai tout de suite que nous privilégierions la neutralité. En tant normal on vous aurait ri au nez, enfin. On est tous en train de le faire intérieurement je pense, sauf pour Andreï qui a quitté la salle tellement il en pouvait plus, par respect pour tout le monde. Brave Andreï ! Si seulement il y avait plus de gens comme lui.

Elle fit signe de tête, d'un regard soudainement froid comme la mort à un Membre du Culte assez baraqué qui avait commencé à rire. Il se calma son rire, son visage se désintégra et il se hâta de quitter l'entrepôt en stress par une petite porte, sans faire le moindre bruit. Elle reprit son sourire lorsqu'il fut parti.

- Mais en plus d'avoir ri, on aurait pas hésité à utiliser votre cadavre pour montrer à Solicity qu'on ne rigole pas. Cela aurait été un beau coup pour notre réputation même si on vous aurait eu au dos. Mais voilà. Oh, permettez que je vous tutoie ?

Elle sortit de sa poche un flacon qu'il ne pouvait réellement discerner, en sortit une pilule qu'elle mit dans sa bouche avant de la faire craquer entre les dents. Le bruit résonna dans tout l'entrepôt et des sourires se firent. Elle s'accouda sur la rambarde, et, sans aucun stress, termina d'avaler sa pilule, avant de reprendre.

- Mais voilà, je disais. On a déjà choisi notre camp.

Elle prit la tête qu'une personne prend lorsqu'une autre personne réussit quelque chose de difficile alors qu'on s'y attendait pas, et mima un applaudissement avant de reprendre :

- Et c'est le tien. Tu serais venu il y a trois jours ça aurait été plus compliqué. Pour conclure ainsi que pour expliquer ça, avec notre invité spécial, j'ai nommé : Vladimir.

Un des sbires leva un gars à moitié nu, l'avança devant le découpeur aka Zeg et l'éjecta d'un coup de pied. Le jeune homme car il semblait plutôt jeune retomba comme une merde et ensuite tenta de s'asseoir, puis fixa ce dernier d'un regard terrifié mais diablement inexpressif.

- C'est pas son vrai nom, on a oublié de lui demander son nom et il ne veut pas nous le dire. Pour prévoir ça car on apprend de nos erreurs on aimerait bien te demander le tien. Parenthèse fermée, je te le présente. Vladimir était ...

Elle se tourna vers la jeune femme située à sa droite, une brune plus petite armée d'un fusil de sniper qui semblait être de sa garde rapprochée. Elle lui chuchota deux trois trucs, sembla étonnée des réponses, frissonna comme si elle avait pris une décharge, et reprit naturellement :

- OK, c'était un étudiant, surement très bon pour le peu que je le sache, qui allait cette année finir son Bachelor en Physique. Il avait un bel avenir devant lui, des parents très fiers, mais avant tout c'était un gars intelligent. Le problème, pour ce très cher ami, c'est qu'il n'avait pas de bonnes fréquentations.

Elle prit un air un peu implorant, sarcastique :

- Ce fils de p- était un membre éminent de tes potes à toi, si je ne m'abuse, les tarés de Krishnu.

Elle ouvrit grand les yeux. La foule semblait subjuguée par ses mots.

- Un jour, le jeune Vladimir se leva, prit son petit déjeuner, fit sa masturbination matinale j'en sais rien j'ai pas que ça à foutre de le surveiller...mais l'événement de sa journée était la remise d'une mission.

Sa voix semblait trembler d'excitation, elle sourit.

- C'était très simple, demander aux camés qui squattaient l'entrepôt situé à l'entrée des galeries qui menaient à son Quartier Général, de les prévenir de l'arrivée de personnes venant de la Noblesse, ou toute autre personne armée ou louche, voire mieux, de les arrêter. Ils savaient que les camés connaissaient bien les galeries et qu'ils étaient entre le reste de Solicity et eux.

Elle prit un air implorant de nouveau.

- Malheureusement ce jour-là, la Déesse des Camés était sur place et il comprit vite que c'étaient pas des camés normaux. Mais cette grande dame et ô comme je vénère son nom était occupée à faire passer un entretien d'embauche à un nouvel ami camé, j'ai nommé...

Elle demanda au gars à droite son nom - qu'est-ce qu'elle s'en foutait des noms, elle donnait des surnoms aux gens de toute façon c'est plus facile à mémoriser -, et reprit :

- ... Jack. Et il l'a réussi félicitations à lui ! ... Je reprends, et cette grande dame ne souhaitait pas vraiment être dérangée.

Elle prit un air plus féroce, s'énerva, frappa du poing sur la barre en métal devant elle et ajouta, furieusement, avec un grand sourire sadique :

- Ni être traitée de camée. Et encore moins recevoir des ordres d'un p- de puceau qui lui donnait des ordres pour qu'elle fasse l'avant-garde dans un putain d'entrepôt dégueulasse. Est-ce qu'on est des p- de chiens ? Est-ce qu'on obéit à des p- de maîtres dont on à rien à foutre ?

On entendit des non, elle reprit une voix plus arrangeante et se répondit calmement.

- Non, évidemment que non, on est la nouvelle engeance de Solicity, on est pas des chiens, on est pas des gardes, on est les soldats de demain. On est là pour rétablir l'équilibre dans la Force, pas la condamner à la nuit !

Elle soupira.

- C'est à ce moment là qu'il y a eu cet accident, et que cet être intelligent bien qu'intrépide est devenu ce que tu as devant toi. C'est triste quand même. Bah. Il aurait pu se casser la colonne vertébrale et finir tétraplégique, c'est pas si mal. Même si j'admets qu'il marche plus énormément depuis. Et que son niveau de conscience ne dépasse pas vraiment celui d'une huître, c'est dommage. Enfin. Il réagit encore à son prénom. Vladimir ?

Elle l'appela. Lui qui était quasiment catatonique, se retourna, ou du moins vers le bruit qu'il entendit, la fixa avec effroi, lâcha un cri inhumain et se mit en boule, fixant Zeg avec effroi, faisant lentement "non" de la tête.

- Il réagit pas à d'autres noms, et seulement quand c'est moi qui l'appelle. C'est bizarre. P'têtre bien qu'il s'appelle Vladimir.

Dit-elle d'un air dubitatif. Elle regarda Zeg, lui sourit.

- Bref, s'il n'avait pas essayé de me broyer les couilles peut-être bien qu'il aurait pas eu cet accident en tombant des escaliers, tu ne penses-pas ? Je dis ça je dis rien, hein.

Elle s'adressa à tout le monde.

- Je vais aider le Trotskiste à nettoyer sa chambre, et pour ça j'aurai besoin de deux ou trois hommes. Évidemment, on ne fait pas ça pour lui faire plaisir, on fait ça pour une cause plus noble : ramener Vladimir chez lui, sa maman doit lui manquer. Et on nettoie la chambre de l'autre gars, ainsi on fait d'une pierre deux coups. Je sais que pour vous tous ce qui est arrivé à notre ami Vladimir vous a affecté au plus profond de votre cœur sensible, mais j'ai besoin de gens qui se battraient corps et âme pour créer une machine à remonter le temps et empêcher que cet accident regrettable n'arrive à ce pauvre Vladimir. Levez la main.

Pratiquement tout le monde leva la main, certains commençaient à rire et devenaient hilares à un point où ça en devenait glauque, et elle sélectionna au jugé deux ou trois personnes. Elle visa particulièrement Zeg et dit :

- En espérant, très cher nouvel ami, que cet arrangement vous convient. On peut partir maintenant, la route est longue et j'aimerais être de retour pour le petit déjeuner.

Pendant ce temps, les autres qui avaient arrêté toute activité pour l'écouter revinrent vaquer à leurs occupations, aussi diverses étaient-elles.

Elle descendit calmement pendant qu'un des soldats désignés attacha Vladimir en laisse et tira dessus pour qu'il se lève. Le pauvre peina à se lever, dégobilla sur le plancher, se prit un coup et commença à dire des choses incompréhensibles. La Déesse des Camés susnommée descendit à l'escalier et marcha calmement en direction de Zeg, le fixant froidement, avant de lui tendre la main :

- Ton nom ?

Elle ajouta, d'un air conciliant :

- Pas de coups bas. C'est très glissant dans ces galeries, un accident est vite arrivé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mar 2 Fév - 9:26

C'était de pire en pire.

Ils se marraient tous...

Soit tous ces mecs autour étaient psychologiquement atteints, soit ils étaient au courant d'un sale truc qui allait m'arriver, et en riaient d'avance...

Un de ces mabouls était sorti, sous le coup d'un fou rire. Un autre se fit calmer en un regard, j'ai même cru qu'il allait se pisser dessus de trouille. Mais qu'est-ce qu'elle avait pu faire à ces gens ? Ils étaient malades déjà au début ou... ou quoi, d'ailleurs ?

Tout ce pouvoir, cette peur qu'elle leur inspirait... Et parallèlement, malgré les menaces qu'elle me faisait, toutes ses manières semblaient aimables. J'ai jamais connu quelqu'un d'aussi difficile à cerner. Elle annonça être de mon côté - j'avoue en avoir soupiré de soulagement - , et me demanda si on pouvait se tutoyer.

- Si tu veux. Je n'ai pas l'habitude qu'on me vouvoie de toutes façons. Et à vrai dire, je n'aime pas ça.

Sur ce, elle attrapa quelque chose dans sa poche, et croqua un truc, sûrement un cachet quelconque de cette merde qu'elle fabrique. Tous ses sbires sourirent.

Elle vit venir un "invité spécial", et le jeta à mes pieds. Le plus triste spectacle de ma vie. Un homme redescendu à l'état de bête. Nu, terrorisé, et résigné à son sort, il tenta de s'asseoir comme il put. Elle me raconta son histoire, ce n'était qu'un malheureux larbin de la secte que je recherchais, qui avait pour, seule faute, donné des ordres à la "Déesse des Camés", comme elle se surnommait.

La vache ! Je m'étais mis dans une belle merde.

Elle n'arrêtait pas de demander des noms, des détails, aux deux sbires à côté d'elle. Tous ces trucs qu'elle devait gober lui avait bouffé la mémoire, on dirait.

Elle allait m'aider, elle demanda des volontaires parmi ses larbins. Et bien sûr, ils étaient tous volontaires pour faire couler le sang... La violence les faisaient marrer !

Elle en désigna trois, et descendit calmement de la passerelle. Elle s'approcha calmement de moi, roulant un peu des hanches. Ca aurait pu être excitant, si elle n'avait eu ce regard. Fixe, froid, inexpressif... Le regard de la mort.

Pendant ce temps là, un mec mettait une laisse - UNE LAISSE, ouais ! - au pauvre malheureux qui était tombé dans les griffes de cette secte. Le gars m'a gerbé sur les pompes et avait essayé de parler. J'ai rien pigé, il devait lui manquer la langue.

Il allait pas falloir déconner avec eux. Chez nous, un mec fait chier, on le bute et on l'immerge. Mais chez eux, le sort des ennemis n'était pas si doux...

Elle tendit la main, et me demanda mon nom. Au point où j'en étais, il ne coûtait rien de dire la vérité, et puis elle l'aurait oublié dans 5 minutes, de toutes façons...

- Yuli Picam. Mais Zeg ira très bien. Tu peux demander à tes amis de me rendre mon couteau ? Je risque d'en avoir besoin.

Elle m'a mis en garde contre les coups bas et les accidents (elle pensait probablement aux mêmes accidents qui avaient fait de "Vladimir" un sous-homme, tenu en laisse). J'en tremblais un peu, espérant avoir réussi à le cacher.

Et puis on s'est enfoncés dans les galeries humides. Vladimir nous guidait, tout courbé, et presque à quatre pattes... J'ai failli sourire, il me faisait penser à un personnage, Gollum, je crois, que j'avais vu dans un film où une bande de gentils gars cherche à détruire la bague du méchant dans un volcan.

Qu'est-ce que je détestais ce coin ! Quand j'étais encore clodo, j'étais venu parfois mendier aux sectes prônant la charité, mais j'étais rarement resté aussi longtemps. Là, le voyage s'éternisait. Nous marchions côte à côte, avec les sbires autour.

Je lui demandais :
- Je ne m'attendais pas à ce qu'on puisse partir tout de suite. Tu as un plan ou on avise sur place ?


Dernière édition par Zeg le Mar 2 Fév - 20:45, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mar 2 Fév - 17:58

Yuli Picam. Et il était avec les fous furieux léninistes. C'était pas un nom russe. Bon ils recrutaient n'importe qui mais Yuli Picam semblait être très étonné. Elle lui rendit la présentation :

- Je me présente, je suis Alice, vous m'avez certainement déjà vu dans des émissions telles que June's, ou... peu importe, enchantée. Quant à ton couteau, évidemment. Enfin, de toute façon tu en as toujours un caché en cas de besoin, non ?

Elle sourit, sortit de l'entrepôt. Là elle héla les deux gardes à l'entrée qui faisaient un concours d'équilibre en tentant de rester debout sur une jambe ; spectacle pitoyable.

- Lequel de vous deux a le couteau de mon nouveau pote ?

Ils se stabilisèrent et coururent vers la table où étaient posées des bières à moitié entamées et quelques sachets de substances psychotropes. Un des deux sortit le couteau et le tendit poliment à Zeg. Nancy ramassa la glacière située à côté, la posa sur la table, jeta une bière à chacun de ses membres, avant de regarder les deux guignols :

- Merci.

Ils étaient pas super contents compte tenu qu'ils les avaient payé de leurs poches mais Nancy aimait bien les taquiner. C'était dommage qu'ils soient aussi bien disciplinés, parfois taper sur des éléments perturbateurs lui manquait. Malheureusement elle était trop douée à être dissuasive.

Ils entrèrent dans les galeries. Vladimir se mit assez vite sur ses deux pattes et très certainement son cerveau reptilien se souvint du chemin qu'il avait l'habitude de le prendre, et il était certain qu'avec ce diable derrière lui il n'allait en aucun cas repartir en arrière.

Les lieux étaient humides et des gouttes tombaient du plafond, certains lieux étaient illuminés par des failles venant du plafond, ou par des torches ou des feux de survivance allumés par un ou deux sectaires qui traînaient dans le coin. Peu faisaient attention au groupe. Nancy sortit un petit miroir de sa poche, se regarda, fit une grimace, puis s'arrêta.

- Je recommence à redescendre, je crois. Vous pouvez continuer sans moi je vous rejoins.

Elleouvrit la petite mallette qu'elle tenait du bout de la main depuis le début, s'assied nonchalamment sur une pierre et sortit un petit sachet qu'elle fit fondre avant de la mettre dans une seringue et de se l'injecter. Elle rangea, le tout, frissonna de manière inhumaine comme elle l'avait fait avant, puis rejoint le groupe.

- Pour le plan, il est écrit sur ce papier.

Elle montra un papier soigneusement plié.

- J'attends juste d'être un peu plus éveillée pour décrypter ça. Mais concrètement leur temple est en hauteur, ils seront, j'ignore combien ils sont, tous dans le bâtiment. On trouvera moyen de les réunir dans la même pièce grâce à notre ami Vladimir - il chantera une chanson où j'ignore quoi - et une fois réunis on va tous les faire chanter. J'espère juste pouvoir en isoler un voire deux histoire de pouvoir te montrer un truc vraiment trop trop drôle.

Elle le regarda, haussa les épaules.

- Enfin, c'est ta mission, tant que j'aie pas à voler de sparadraps dans la trousse de soin d'un de mes hommes pour guérir un quelconque bobo parmi mes troupes, je suis toute ouïe si tu as quelque chose à dire sur le plan, moi j'amène juste Vladimir chez ses parents. Dis moi...

Elle regarda très vite sous sa main, brièvement.

- ... Yuli Picam, t'as pas un nom de Stakhanoviste, t'es pas un natif de chez la Nova, non ? Tu peux ne pas répondre après tout c'est pas comme si j'étais complètement sur les nerfs.

Elle serra les dents sur la fin, lui sourit, et accéléra la cadence après avoir croqué une pastille qui résonna dans toutes les galeries, à un point où ça en devenait carrément glauque. Ils devraient bientôt arriver. Sa main gauche tremblait. Elle se sentait plutôt calme et guillerette, pour une situation, plutôt étonnée que son nouveau camarade se soit montré si sage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mar 2 Fév - 21:14

Elle m'avait dit se nommer Alice, et pas Nancy en fait. Elle me dit avoir participé à un show, que je ne connaissait pas. Dans la rue, le programme télé, on s'en fout pas mal...

Pourquoi elle se confiait ainsi à moi ?

On m'a rendu mon couteau. Le contact métallique de mon ami à double tranchant me rassura quelque peu. Je commençais à prendre le dessus sur mon stress.

Peu après, Vladimir reprit du poil de la bête. Il a commencé à se redresser, et à avancer plus vite. Alice/Nancy s'arrêta en nous disant de continuer et qu'elle nous rattraperait, ce que nous avons fait. En regardant par dessus mon épaule, je vis qu'elle s'injectait encore un truc.

Je me demandais si elle pouvait encore survivre sans toutes ces substances qu'elle consommait.

Elle nous rattrapa, et me montra un plan grossier de la "forteresse" de cette fameuse secte. Je lui expliquai ma façon de voir l'assaut :

- Ecoute Alice, d'habitude, je suis seul et je fais dans le sournois discret. Tu proposes de foutre un gros boxon dans leur forteresse, pourquoi pas. Mais je dois être certain que ma cible ne va pas foutre le camp. Si tu veux t'amuser avec tous les autres, tu pourras t'éclater, je m'en cogne de ces mecs. Le premier objectif est donc de bloquer les issues. D'ailleurs y'en a combien ? Je vois mal sur ton plan. Après, on entre et tu pourras faire chanter la traviata à ton ami. Le gros des troupes devraient accourir au bruit, sauf les 12 qui devraient rester autour du chef pour le défendre, il n'y aura plus qu'à les trouver, et finir le boulot.

Elle écouta, puis me demanda d'où je venais. Elle avait été franche avec moi. Autant lui rendre la pareille, et si possible éviter de la brusquer par un refus.

- Non, je ne suis que depuis quelques mois dans la Nova. J'étais à la rue depuis des années, et j'ai fait une connerie, j'ai buté un gars du Gros Tony. La Nova m'a protégé des poursuites, de la taule, et de la vengeance des ritals. Je leur dois d'être en vie... Fin de l'histoire, rien d'intéressant.

Elle reprit un cachet, j'espérais qu'elle n'allait pas me claquer dans les doigts.

- Alice, si je peux me permettre, c'est quoi tous ces trucs que tu prends ? Tu vas te déglinguer, regardes, tu trembles déjà... Ce serait con de laisser ton petit groupe sans guide, non ?

Tu parles, il valait mieux qu'elle les tienne tous ces mabouls. Ils auraient fondu sur la ville comme des rapaces en créant la plus grosse vague de crimes de tous les temps.

On arrivait en vue du bâtiment...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mer 3 Fév - 18:23

Elle écouta attentivement la partie du plan qui l'intéressait et sourit. Elle avait déjà sa petite idée pour les issues, mais il est vrai qu'elle ne les connaissait pas vraiment. Comme si elle avait que ça à foutre de savoir que telle ou telle maison avait X ou Y sorties.

Il parla ensuite de sa vie et ce qu'elle pensait se confirma. Elle ajouta cependant par rapport à Gros Tony :

- Donc, si tu les a aussi au cul je suppose que t'es pas venu pour me buter. Je vais te croire sur parole mais crois-moi c'est devenu infernal depuis que ma tête a été mise à prix, des amas de gens viennent s'empaler sur mes défenses et j'ai tellement de nouveaux cobayes que je dois travailler jour et nuit pour fabriquer de nouveaux trucs qui sont souvent peu originaux car je n'ai pas le temps d'y réfléchir afin de les tester avant que lesdits cobayes clamsent. C'est dur, tu ne voudrais pas avoir à travailler à un tel rythme et avoir la sensation de gâcher des ressources par manque de temps.

Elle eut un petit rire.

- Et éventuellement oui on cherche à me buter.

Alors qu'ils marchaient il lui dit quelque chose qu'elle n'appréciait pas entendre. Elle prit une grande inspiration, tenta de garder son calme et se retourna :

- Ce que je prends. Ne regarde personne.

Elle eut ce genre de sourire qu'on aimerait pas voir d'elle.

- Ça m'aide à rester clairvoyante et alerte, ça me donne la force que chaque leader a besoin pour mener une troupe de monstres imprévisibles et sanguinaires pour une guerre Sainte. A chaque armée son seigneur. Nous voyons là où personne d'autre ne voit c'est ce qui nous donnera un coup d'avance sur chacune de nos entreprises.

Un de ses sbires, celui qui tenait la laisse, hasarda ensuite timidement :

- Il a raison, ça nous tuera.

- Ne l'écoutez pas, il est sous substances.

Soupira-t-elle. L'autre se mit devant, il s'agissait d'un Membre du culte assez jeune , les cheveux bruns les yeux verts, pas si moche à voir et il avait quand même la sensation d'avoir plus de lucidité que beaucoup d'autres. Certes beaucoup étaient sous substances mais pas lui. Les deux autres gardes se mirent à rire.

- Je ne veux pas vous contredire, ni vous outrer, mais il faut se rendre à l'évidence, nous ne pouvons pas toujours agir...

Elle croisa ses doigts, prit un air très arrangeant et chaleureux.

- ... sur des coups de tête, combien de missions ont fini en bain de sang car un ou deux mecs étaient complètement ailleurs ? Je sais que ça vous fait marrer, et que vous ne pleurez que la mort de vos hommes, mais pensez un peu à tous les gens que vous avez... vous savez. Personne ne mérite ça, nous devons avoir plus d'éthique, car si les membres de la Justice savaient tout ce qui se passait ils nous tomberaient dessus et du jour au lendemain on sera tous à l'ombre, à l'abri de toutes les substances qui nous maintiennent en vie. Je sais que vous ne voulez pas ça, réfléchissez aux conséquences de ce que pourrait nous amener une mauvaise réputation... enfin je ne veux pas donner des ordres. Je vous vois tous les jours je me rend compte de votre état et vous êtes la seule à pouvoir à tenir nos troupes en laisse, nous sommes là pour rétablir l'Équilibre dans la Force, c'est pourquoi nous nous battons tous les jours, est-ce donc sage de continuer sur une voie qui mènera Solicity au Chaos ? Nous devons reconsidérer nos façons de faire, il faut honorer nos ancêtres, ceux qui se sont battus pour...

Elle fit oui de la tête, fit un signe de tête à Zeg, puis l'arrêta. Il transpirait, sa voix tremblait, il savait qu'il était allé trop loin.

- Pssht. Tu vois Yuli, il y aura toujours des Sages parmi nous pour mener nos hommes là où il faut. Dis-moi Luca, ton sevrage t'a rendu tes couilles, non ?

- Là n'est pas la question, je voulais le dire et...

- ... tu l'as dit, oui. J'ai pris en note et je transmettrai aux autorités supérieures, il faut savoir écouter des avis extérieurs pour s'améliorer et avoir des conseillers permet aux chefs de ne pas prendre de décisions inconsidérées. C'est bien. C'est toujours un plaisir d'entendre des critiques, surtout en plein milieu d'une mission où tout le monde peut entendre nos conversations à cause de l'écho. Mais peu importe, au moins c'est dit, continuons notre mission, Vladimir ne peut pas attendre de revoir sa chère mère. Dis-moi juste, c'était bien toi qui venait de sortir de désintox', c'est pour ça qu'on t'a plus revu depuis six mois ? On a pas mal étudié ton développement ça nous a aidé pour nos recherches. J'aurais pas tenu le coup à ta place, honnêtement, bien joué pour t'en être sorti.

Il poussa un sourire de soulagement. Elle mit une main dans sa poche, eut un petit sourire de coin, pas spécialement effrayant. Zeg pouvait voir qu'elle tenait quelque chose dans sa poche mais Luca était trop occupé à faire rebattre son cœur pour y prêter attention.

- On verra à te promouvoir à un meilleur poste, maintenant que ton esprit est plus clair, on verra ça en rentrant, si ça te dérange pas. Maintenant avançons, je commence à crever la dalle.

Il lâcha un râle de soulagement, la remercia rapidement et reprit la cadence rapidement, avant de sentir quelque chose fondre sur lui et l'attaquer au cou.

- PUT- !

Hurla-t-il. Elle le maintenait par derrière, retira la seringue après en avoir injecté tout le contenu. Elle susurra entre ses dents, furieusement, un grand sourire aux lèvres :

- Bon retour à la maison mon chéri !

Elle relâcha son emprise, il se tenait le cou et vociféra :

- MAIS VOUS ÊTES COMP- ... C'ÉTAIT QUOI, PUT- ??

Il hurla des injures, elle riait sans bruit, juste avec un sourire stupide sur la face :

- T'inquiètes, juste un vaccin contre l’hépatite B.

Il se tenait le cou, tituba, fixa les protagonistes, surtout Zeg, avec horreur, fit non lentement de la tête avant de taper un sprint à rebrousse-chemin. Une fois sorti de leur ligne de vue, elle haussa les épaules, regarda Zeg, et aligna comme une vipère crache son venin :

- A ce qu'il paraît, une étonnante majorité de camés sortis de désintox' ont fini par retomber dedans. C'est dramatique je trouve. Une fois qu'on tombe dedans en sortir est impossible à moins d'être un Übermensch. Peu importe, avançons.

Elle attrapa fermement Vladimir par les cheveux, ce qui le fit geindre, et le fit marcher à ses côtés en marchant vite, le pauvre ne cachait pas sa douleur sous des torsions corporelles improbables. Elle marchait comme la mort, sous une cadence infernale.

Ce ne fut qu'avant être arrivée près du bâtiment qu'on pouvait enfin percevoir au loin qu'elle dit, d'un ton plus calme, prenant une voix un peu mignonne, pratiquement celle d'une victime, mais malgré tout qui puait le sarcasme.

- Désolée d'avoir été un peu rude, j'ai des moments de dépersonnalisation parfois. Je vis une sale époque de ma vie, un de mes homme vient de me trahir et de fuir comme un lâche, c'est très dur à vivre, j'avais confiance en lui. Ce sont des choses qui peuvent briser une femme qui manque de confiance en elle comme moi et qui est traumatisée à vie à cause de parents abusifs.

Puis reprit d'une voix plus grave :

- Va falloir qu'on fasse le tour de la propriété pour déterminer toutes les issues et situer un peu les gens qu'on voit aux fenêtres ou aux alentours ; je m'occuperai de les bloquer j'ai de quoi. Il faut vérifier qu'il n'y a pas d'issues souterraines aussi. Ceci fait, on réfléchira au plan. Sur le coup on te suit, je suis pas spécialement douée en repérage.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Sam 6 Fév - 7:46

Je me notai de ne plus jamais lui parler de ses drogues, ni de leur effet. Et surtout, plus jamais devant ses hommes. L'un d'entre eux, dubitatif, venait de se prendre une dose de cocktail maison droit dans la carotide.

Elle prit ensuite un air plaintif pour me parler de ses problèmes, mais je sentais que c'était encore un double jeu. si je tenais le même ton, elle allait penser que je me foutais se gueule. Autant passer à autre chose.

- Tu as raison, Alice. C'est pas mes oignons. Maintenant, au boulot, on va pas rester là jusqu'au matin...

Le bâtiment n'était pas très grand, juste un petit immeuble en béton de trois étages. Il était couverts de tags aux inspirations diverses, de la simple signature à l'évocation de relations sexuelles anales avec les membres de la Justice.

On fit le tour, tapis dans l'ombre des ruines et des squats environnants. Il y avait vraiment peu de monde dans le coin.

- Bon, comme t'as vu, ils ont barré les fenêtres du rez de chaussée pour se protéger des intrusions. Ca fait ça de moins à prévoir. Au niveau issues, ça nous laisse l'entrée principale et les deux gugusses qui la gardent, et l'issue de secours à l'arrière.

Et j'ajoutai, moqueur :

- Pour ce qui est des souterrains, j'ai oublié mes lunettes à rayons X...

Je me dis qu'il fallait y aller mollo sur l'ironie, ou que j'allais finir avec une seringue dans le cou, moi...

- On pourrait essayer de faire parler Vladimir ?


Voyant l'état de Vladimir, je doutais de l'utilité de l'interroger...

- Et si on arrive à rien, un tunnel serait créé dans le sous-sol. Donc, je rentre par l'arrière, et je me faufile dans la cave pour checker. S'il y a un passage, je le bloque. Ensuite, je te fais signe, et tu rentres à ton tour, par la grande porte.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Sam 6 Fév - 16:16

Ognon, hein. Elle sourit, c'était exactement ce qu'elle voulait entendre. Elle observait le bâtiment au loin et pris bonne note de son analyse. C'était lui l'infiltré elle allait le croire sur parole.

- On ne peut rien demander de Vladimir et j'en suis désolée, il sait même plus son prénom comment peut-il se souvenir des sorties cachées de sa maison ? On va plutôt prendre ton plan B. Ce que je propose est le suivant.

Elle sortit de sa mallette des petits flacons et des seringues.

- Je vais pas te faire un cours de chimie mais ces flacons renferment un gaz extrêmement volatile qui contient une substance qui vient se placer sur des récepteurs de terminaisons nerveuse et qui contient une information que le cerveau va danser un peu d'une manière "bouger les membres dans tous les sens et baver sur le sol", en très gros. C'est pas définitif sauf si pris à haute dose car ça peut faire des dommages sur le système nerveux somatique pour des raisons que j'expliquerais pas car ça ne devrait pas - nous - arriver.

Fort heureusement j'ai un antidote, qui contient d'autres machins totalement inoffensifs cette fois qui vont se poser sur ces récepteurs et ainsi empêcher l'autre substance de le faire et donc tu vas pouvoir sniffer ça comme de la coke tu n'auras aucun problème. Cette substance n'est en aucun cas addictive ou a des effets quelconques sur ta psyché. Le concept est simple, je vais simplement bloquer les deux entrées avec ce gaz, crois-moi personne ne pourra le traverser sans finir en rampant voire plus sauf affinité, nous on pourra ne pas y faire attention, et vu la ventilation ici on aura une bonne demi-journée pour nettoyer leur tombeau.


Elle prit une longue inspiration.

- Je doute et tu a tout à fait raison que es du genre à t'injecter un truc provenant d'une demoiselle comme moi. Pour ma part, mes potes et moi on rentre par l'entrée principale et on la condamne, toi tu t'occupe de refermer l'arrière, et les éventuelles entrées souterraines. J'utiliserai Vladimir pour faire diversion, enfin j'ai ma petite idée en tête. Ils auront l'attention sur moi tu auras tout le loisir de faire ce que tu veux de manière discrète. Si ma manière de bloquer les issues t'intéresse je te refile une seringue à t'injecter minimum cinq minutes avant exposition et deux-trois flacons à faire péter où tu veux en priorité dans les issues sinon ils pourront se casser. Si ça t'intéresse pas je te laisse faire mais en aucun cas tu t'approcheras de l'entrée principale.

Elle lui tendit une seringue, trois flacons, qu'il pouvait lui rendre ou non à loisir.

- Rayon d'action de cinq mètres sur quelques heures, produits testés à maintes reprises, la seringue cinq minute avant toute exposition. Désolée de pas avoir prévu de version gélules si les piqûres t'es bélonéphobe. Fais-en ce que tu veux, on se retrouve quand on se retrouve, on y va. Essaie juste de pas te faire voir le temps que j'arrive ils sauront qu'on est pas tout seuls.

Elle injecta ses seringues dans Vladimir, ses deux camarades et elle, fit signe de tête à son camarade et s'avança vers l'immeuble délabré. Elle marcha tranquillement, essayant de faire tenir Vladimir droit pas qu'il ait l'air trop stable. Rapidement les deux gardes la mirent en joue :

- Identifiez-vous... oh. Włodzimierz  ! Vous êtes de retour.

Elle sourit, elle y était presque. Puis elle dit :

- Oh, donc il est avec vous. Enchantée, mon nom et Anastasya, et ceux-ci sont mes deux deux acolytes Antonio Margheriti et Dominic De Coco. Nous avons retrouvé votre ami dans la Brume alors que nous chassions la loutre, je pense qu'il a été quelque peu atteint.

Elle envoya Vladimir et les deux l'attrapèrent. Celui-ci sembla les reconnaître et il tentait tant bien que mal dans sa bave et sa bile de leur dire de prendre garde, mais ils étaient plutôt cons :

- Que lui est-il arrivé ?

Elle s'approcha, froide comme la mort, on entendit un bruit de verre cassé mais personne ne sembla s'en rendre compte.

- La brume, tout simplement, j'aimerais parler à votre chef, je pense connaitre un moyen de le guérir.

- Peut-on lui faire conf-

Il s'écoula rapidement, l'autre n'eut le temps de réagir qu'il s'écroula aussi et ils se mirent à convulser. Nancy leur injecta juste un sédatif et les deux camarades isolèrent les corps dans un endroit où personne irait. Elle pointa du doigt ses camarades :

- Je suis Anastasya, tu es Dominic De Coco, toi Antonio Margheriti, et toi Wl.. Wlo.. Wlotruc. Włodzimierz. Phonétique.

Ils entrèrent. Il n'y avait personne dans les couloirs. Elle chuchota :

- OK, on va se la jouer discrets, on neutralise avant qu'ils donnent l'alerte sinon on fait ami-ami, avec Vladimir à nos côtés ils ne se douteront pas qu'on est pas de leur camp. Geez.

Elle espérait que tout aille bien du côté de son ami, et surtout qu'il n'allait pas donner inutilement l'alerte. Elle n'avait pas grand-chose pour se défendre et sa mallette ne contenait plus grand-chose d'utile offensivement. Elle prit une pilule, trembla, et devenait alerte pour la suite des événements.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Lun 8 Fév - 9:31

Il était hors de question de s'injecter quoi que ce soit venant d'elle, sauf s'il n'y avait pas d'autre alternative.

Je pris néanmoins les trois flacons.

- Merci Alice. Je te garantis pas de goûter à ta cuisine, mais ça pourrait m'être bien utile. A tout de suite... et bonne chance.

Direction, l'arrière du bâtiment. De l'extérieur, l'issue de secours ne semblait pas gardée. La porte s'ouvrait vers l'extérieur, et n'avait pas de judas. Collant mon oreille sur le panneau de bois, je frappai à la porte, et entendis du mouvement, mais personne n'ouvrit.

Pariant sur le fait qu'un bruit répétitif énerve forcément, je tapai à nouveau. Toujours rien.

Je tapai encore. J'entendis une voix grave :

- C'est qui ce con qui frappe ? Il fait chier putain.

Mais ce n'était pas encore assez pénible pour qu'il aille voir ce qui se passait. Je tapai encore.

- PASSEZ PAR L'AUTRE PORTE ! ON OUVRE PAS PAR ICI ! qu'il m'a beuglé à travers la porte.

Je tapai encore.

Ce coup-ci, j'entendis des pas qui s'approchaient. Je me saisis de ma lame. La porte s'ouvrit doucement, d'une dizaine de centimètres, afin de permettre au garde de jeter un oeil sur l'emmerdeur qui le dérangeait. Je vis son oeil, et je plongeai ma lame effilé dedans, en poussant la porte. Il tomba lourdement à l'intérieur. Je n'entendis pas d'autre bruit, il devait être seul dans la pièce. J'entrai.

Je refermai la porte derrière moi en empochant la clé du garde, puis je la piégeai avec un des flacons d'Alice. Si quelqu'un essayait de l'ouvrir, le flacon allait tomber, se briser, et empêcher toute fuite par cette issue.

Je m'avançai dans le bâtiment. La déco n'était pas leur principale préoccupation... Ca ressemblait plus à un squat qu'à un QG. Des mecs dormaient ça et là, au sol sur des paillasses. Ca schlinguait comme dans un chenil. Je passai comme un ombre. Je trouvai un escalier menant au sous-sol. Je descendis l'explorer.

La lumière était très faible, je n'y voyais rien. J'allumai mon briquet, pour jeter un oeil. Personne à ce niveau. Je fis un tour rapide des pièces. Dans l'une d'elles, un tas de gravats. Il devait y avoir une issue cachée.

Oh et puis merde ! J'ai pas que ça à foutre de chercher leurs passages secrets !

Je remontai l'escalier, et jetai la seconde fiole en bas. Issue sécurisée !

Juste à cet instant, j'entendis du bruit, je me tapis dans l'ombre en attendant la suite des événements...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Lun 8 Fév - 16:46

Elle espérait juste qu'il avait bien injecté sa merde en s'exposant à ça sinon il allait danser la samba. Toujours dans cet espèce d'atrium, elle repéra un peu les lieux. Elle envoya un de ses deux camarades nettoyer l'étage 0 et, si Yulituanie avait correctement nettoyé les sous-sols ils devraient le rejoindre. Quant à elle, elle monta l'escalier et, en admettant que ce soit un immeuble, heurta à la première porte. Pas de réponse.

Elle réessaya en montant progressivement jusqu'à ce qu'un homme lui ouvrit :

- C'est pourquoi ?

Elle lui lança Vladimir dessus.

- Je dois parler aux chefs, où sont-ils ? Si je ne les trouve pas je ne pourrai pas guérir...

Il semblait étonné, il paniqua :

- Qui êtes vous, qu'est-ce qu'il a ?

Elle soupira, elle en avait marre de répéter toujours les mêmes choses alors elle fit court pendant que Vladimir se mit à glapir:

- Anastasya et Brume, où sont-ils ?

- Ils sont tous dans la salle de conférence au dernier étage, pourquoi ?

- Merci.

Son camarade restant s'empressa de trancher la gorge du gars qui ne put le voir arriver, laissant Vladimir dans l'horreur, puis cacha son cadavre sous son lit. Froide comme la mort, Nancy ordonna :

- Va prévenir Yulistérictomie de cette information. Je m'occupe de nettoyer les étages histoire de pas avoir pleins de gars sur le dos et ensuite on réfléchira à un plan pour décimer les treize.

Il acquiesça et s'enfuit. Elle se mit à hauteur (soit grimpa sur lui) de Vladimir et lui dit dans les yeux :

- On va jouer au livreur de pizzas. Sois calme.

Armée de ses seringues la psychoqueen entreprit sa délicieuse marche funèbre.

La mort marchait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mar 9 Fév - 13:23

Le bruit que j'entendais, c'était un des acolytes d'Alice qui tranchait les gorges de tous les mecs en train de pioncer qu'il croisait. Une lueur malsaine éclairait son regard alors qu'il fouillait les pièces à la recherche de sa cible suivante. Son visage était orné s'un sourire à glacer le sang.

Je sortis de l'ombre, il me reconnut. C'était du bol, quand même. Dans son délire, il aurait pu essayer de me planter et je me voyais mal expliquer à Alice comment et pourquoi j'avais cassé un de ses jouets.

- Eh mon gars, elle est où Alice ?


- En haut.

Et il retourna à son ouvrage sans plus un mot.

Le sol était déjà recouvert d'écarlate, et ça glissait énormément. On entendait que les gargouillis humides des gorges tranchées qui tentent encore vainement de respirer. Même avec les tripes bien accrochées, c'était une vision d'horreur.

Avec une armée de mabouls comme celui là, il valait mieux rester dans les bonnes grâces d'Alice. Même les juges et leurs Angélics peineraient à les vaincre. Comment Alice arrivait-elle à les trouver pour les recruter ? Un médecin lui orientait les cas cliniques ? Ou alors était-ce des gens normaux avant de "changer" à cause de tous les trucs qu'ils devaient prendre ?

Et surtout, pourquoi avait-elle accepté une collaboration alors qu'elle aurait pu s'en sortir seule ?

J'entendis du bruit à l'étage, puis des pas précipités qui en descendaient. C'était le second lascar.

- Les pontes sont au dernier étage. L'Elue nettoie le chemin. Vas-y, je te suis.

J'acquiesçai et montais l'escalier, pas très rassuré avec ce sbire sur mes talons...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Jeu 11 Fév - 23:53

Elle entendait des bruits de pas qui montaient. Elle regarda en contrebas et vit que Zeg semblait s'être occupé du reste. Elle se contenta de soupirer, puis referma la porte. Enfin, une main d'un gars qui semblait baver un liquide blanc bloqua la porte mais quelques claquages brutaux réglèrent le problème.

Elle s'avança tranquillement et finit par arriver au dernier étage. Elle colla sa tête derrière son oreille. Elle entendit des voix certes mais il ne s'agissait pas d'une conférence ou quelque chose du genre, peut-être des chuchotements. C'était pas clair tout ça. Elle s'approcha de la dernière porte et l'ouvrit. Elle fut rapidement accueille par un soldat qui se hâta de lui planter une lame dans le bide. Caché derrière la porte il fondit sur elle avec rapidité. Sa seringue à la main elle parvint à le désarmer, il avait vite lâché son arme lorsqu'il vit l'aiguille s'approcher de sa main, puis il chargea et l'écrasa contre un mur avant de la projeter dans le sol dans un silence.

Un silence, heh. Il tenta de l'étrangler mais il put sentir le dard de la mort l'attaquer aux côtes à maintes reprises et rapidement il finit par s'écrouler.

Elle haletait. Elle entra dans le petit appartement et elle trouva ce qu'elle voulait trouver. Une petite fille à sauver. Une gamine aux cheveux d'ébène et aux yeux de la même couleur la fixait dans l'ombre, terrorisée.

- On va te trouver une nouvelle famille...

Un sourire mauvais déchira son visage. Vladimir en arrivant reconnut la petite et fut pris d'une rage indescriptible. Il ne chargea pas tout de suite mais partit en courant. Nancy ignorait où il allait et si elle devait le poursuivre plutôt que de sécuriser la gamine, mais lorsqu'il revint à la charge, la mallette que Nancy avait posé parterre plus tôt après avoir massacré l'autre à la main et une seringue de l'autre, elle comprit deux choses.

D'une, il était pas aussi con que ça au final, il avait parfaitement compris quoi faire. De deux elle allait prendre cher.

Reconnaissant parfaitement les seringues elle essaya avec plus ou moins de terreur de désarmer la bête affreuse qu'elle avait créé mais celui-ci finit par pratiquement l'assommer avec ses charges dévastatrices et ses coups de poignards.

Grâce à la mithridatisation et surtout car elle savait bien comment sécuriser ses affaires, ajoutant le fait qu'elle avait auparavant vidé la plupart de ses seringues létales, éviter qu'il ne vise la carotide où toute autre artère devenait un problème plus conséquent que gérer le cocktail qu'elle prenait. Au contraire c'était plutôt chouette, il lui assénait un mélange tout à fait intéressant qu'elle n'avait pas essayé avant et qu'il la faisait bien planer.

Honnêtement elle se serait bien mise s'il n'essayait pas de la tuer sous les yeux d'une petite fille. Un de ses camarades qui monta à la hâte en entendant le bordel vint et courut dans le petit appartement pour la libérer de ce fou malade.

- Merde...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Lun 15 Fév - 11:59

Une fois sur le palier du dernier étage, on entendit des bruits de lutte.

Le "camarade" qui m'escortait se rua dans les couloirs, me bousculant sans ménagement dans sa course. Je le suivis.

En pénétrant dans la dernière pièce au bout du couloir, je vis Alice assaillie par Vladimir, une seringue vide à la main, les yeux exorbités. Le camarade saisit Vladimir et l'immobilisa, pendant que j'allais vers Alice :

- Merde... Laissa-t-elle échapper

Elle avait l'air étrange, une lueur particulière dans le regard, elle fixait un coin de la pièce.

- Ca va ? Tu es blessée ? T'as l'air étrange....

Ses pupilles étaient dilatées à un point pas croyable. Mais qu'est-ce qu'elle regardait ? Je suivis la direction de son regard et je l'aperçus. Une petite fille, infime parcelle d'innocence dans ce grand n'importe quoi de psychopathes. Elle était terrorisée... Alice semblait toute émue de la voir.

- Tu la connais ? C'est qui cette gamine ?

Mais qu'est-ce qu'elle lui voulait ? Elle n'avait pas l'air de vouloir la tuer, en tout cas. Son attitude n'était pas aussi menaçante qu'à l'habitude.

Dans le couloir, une autre porte s'ouvrit. C'étaient mes clients. Je vis trois tondus armés de pistolets se diriger vers notre pièce alors que les neufs autres partaient en sprint vers l'escalier.

Je me postai dans l'angle mort derrière l'huisserie de porte. Le premier entra en courant dans la pièce, je l'accueillis en lui plantant ma lame à travers la trachée. Dans la violence du coup, mon poignet se tordit et je dus lâcher mon arme qui resta bloquée dans la gorge du tondu. J'étais désarmé, et deux autres mecs allaient entrer. Comme dans un vieux film d'action, je plongeai au sol, attrapai son 9mm, roulai sur le côté, et allongé sur le dos, vidai le chargeur en direction du couloir.

Je n'avais jamais été bon tireur, mais à moins de 5 mètres, dans un couloir, j'arrivais à faire mouche quand même. Les deux tondus qui allaient nous attaquer gisaient au sol, hors de combat et grièvement blessés. Surpris par mon saut de l'ange et se gênant mutuellement pour vider dans l'étroit couloir, ils n'avaient rien pu faire.

Je ramassai mon couteau, et tranchai les cous de ces deux agonisants.

Je me fis ensuite aussi discret que possible pour redescendre l'escalier. Les issues étaient bouchées, il n'y avait plus qu'à cueillir les fugitifs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mar 16 Fév - 14:53

Elle se sentait toute étrange. C'était pas croyable. Elle se saisit d'une seringue et planta Vladimir qui s'effondra dans son vomi. Elle lança à son camarade :

- Sécurise-la. On s'occupe du reste.

Elle se tourna vers son ami Yulicoptère et répondit à sa question :

- On va pas tuer une gamine, heh ? C'est pour ça je la garde pour l'emmener à l'orphelinat.

L'orphelinat ouais. Celui de son Culte, avec les autres fruits de ses enlèvements. Enfin, vaut mieux récupérer les enfants et les endoctriner ensuite pour éviter qu'ils cherchent à venger leurs parents une fois plus vieux. Comme l'a fait Alfred Pennyworth dans Batman, il a tué ses parents et il l'a pris sous son aile pour pas qu'il cherche à se venger sur lui. Elle sourit avant de s'écrouler et planer. Il fallait se calmer car les autres sortirent et il fallait les buter.

Elle tendit une seringue à son camarade pour immuniser la petite, et, se relevant, elle s'accrocha à la rambarde et descendit l'escalier à  la vitesse qu'elle pouvait.

Arrivés au rez-de-Chaussée ils purent rapidement voir des gens se tortillant comme des larves dans les entrées piégées. Cela voulait-il dire qu'ils étaient tous tombés dans le piège ? Elle l'ignorait. Il fallait rester prudents.

- Compte-les, j'y arriverais pas.

On compta. Des salves de balles furent envoyées et blessèrent Camarade sans nom °2 (celui qui ne protégeait pas la fille, il s'était enfui en vitesse loin du bâtiment en sortant par l'entrée principale, à l'heure qu'il est il devait être dans les galeries et devrait arriver assez tôt à l'entrepôt pour sécuriser la gamine) au flanc. Il s'écroula, renvoya les tirs. Toucha ou pas. Elle, elle restait à couvert à compter les oiseaux, incapable de tenter d'envisager une solution diplomatique ou quoique ce soit vu qu'incapable de parler.

Une grenade, venant du couloir menant au sous-sol, vint péter au rez-de-chaussée. Bien trop loin des protagonistes pour les toucher, cependant. Mais ils avaient montré leur position. Elle soupira et espérait que les autres s'occupent de tout, elle était vulnérable comme une enfant.

Elle aurait dû demander au gros de la sécuriser elle plutôt, mais Yulithium et Jean-Reno faisaient ça plutôt bien jusqu'à présent.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mer 17 Fév - 14:50

Le coup de l'orphelinat, j'y croyais moyen... Mais bref, j'avais autre chose à foutre.

Mais c'était loupé pour une approche tactique.

Déjà, l'un des gars d'Alice m'avait doublé en courant avec la gamine dans les bras, et avait foncé au rez-de-chaussée. Mais en plus, quand je parvins devant la porte principale, se trouveraient maintenant quatre mecs en train de geindre au sol.

Les autres devaient être on ne peut plus méfiants...

Avec les trois d'en haut, ça faisait sept morts sur les treize. Il en restait 5 et leur chef.

- Il en reste 6, Alice.


Des coups de feu éclatèrent. Les tondus progressaient à reculons, en protégeant leur chef, dans le couloir menant à l'escalier du sous-sol. J'avais ramassé une arme de poing dans un coin, et je participais, sans grand succès, à la fusillade.

Le disciple de Chaussette (je m'y ferai jamais à ce nom) s'en sortait mieux que moi. Il en aligna deux avant d'être blessé et de s'écrouler au sol. Il continua à tirer en direction du groupe de tondus, qui pénétrèrent dans la cage d'escalier.

J'entendis hurler :
- Bordel de merde ! L'issue est piégée ! Il faut faire demi-tour !

Une grenade fut balancée dans le couloir pour les couvrir, le temps qu'ils traversent le couloir. Je me planquai derrière une porte, et je risquai un oeil après la détonation. J'en comptai trois. Un tondu de plus devait se tordre dans l'escalier.

Alice, de son côté, semblait... Ailleurs. Elle avait l'air si faible...

Je trouvais étrange qu'elle ne sorte pas une de ses poudres de perlimpinpin pour se ravigoter.

Les tondus allaient vers l'issue de secours que j'avais piégée. S'ils la traversaient, j'étais bon pour m'injecter l'antidote d'Alice...

Il fallait les retenir, je criai :
- Bon les gars, faut être raisonnable, maintenant. C'est piégé par là aussi.
- Va te faire foutre ! fut la seule réponse que j'obtins.

Je me rapprochais de la prote de cette dernière salle à pas feutrés. J'entendis la porte s'ouvrir, puis des gémissements...

Un mec essaya de sortir, je l'attrapai et passai mon bras autour de son cou pour l'étrangler. C'était le chef. Je le plaçai devant moi en bouclier humain, et pénétrai dnas la pièce. Les deux derniers gardes du corps étaient à terre, comme les autres.

- Putain, mais tu veux quoi !!
- On m'a engagé pour te buter. Je fais mon boulot.
- C'est le Tsar ? C'est Bronski ?

Comment ? Bronski ? le Tsar ? Cette grosse enflure boursoufflée était le chef de la Nova ? Y'avait peut-être moyen de gagner des galons, là... J'irai lui en toucher deux mots.

- Je connais son secret, je faisais partie de sa garde rapprochée. Mais j'ai préféré me barrer. J'ai vu la lumière rédemptrice à travers la brume ! Le sauveur va venir nous sortir de cette ville de merde et nous emmener vers Atlantis dans un vaisseau d'argent pur !
- C'est con, tu vas rater ça...

Et je plantai ma lame à travers son coeur.

La mission était accomplie, mais il fallait encore que je sorte de là. Je revins vers Alice.

- Alice, je sortis la fiole d'antidote, toutes les issues sont bloquées par ton gaz, là. Je vais devoir me l'injecter.

Je m'exécutai. Elle avait dit qu'il fallait 5 minutes pour que le produit fasse effet.

- Maintenant, dis moi exactement à quoi je viens de m'exposer comme conséquences...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Jeu 18 Fév - 16:05

Elle ne comprit pas exactement tout ce qui se passait. Elle avait trouvé ça plutôt amusant qu'il les prévienne pour les entrées piégées, mais, comme dans un spectacle comique, ils se jetaient dans la gueule du loup et tombaient comme des merdes. Par contre fallait les buter un par un, et elle n'avait plus de seringues. Il lui restait juste ses poings démocratiques. Se relevant péniblement elle ne suivit pas son camarade mais se contenta de fragmenter le crâne des mecs sur le sol, incapables de se défendre de toute manière.

Ils pouvaient voir le camarade se faire tabasser à mort juste avec la force de geindre par cette furie incapable de se tenir droit ou de se souvenir de qui elle était. Elle-même ne sentait plus la moindre culpabilité ou la moindre retenue, plus que pour sa survie. Les abattre avant qu'ils se remettent sur pattes.

Elle se releva et reprit sa délicieuse marche funèbre en direction de chaque mec à terre pour l'achever, comme une moissonneuse batteuse sur un champ de blé.

Elle l'entendit ensuite discutailler avec le chef. Celui-ci parla d'aller vers Atlantis sur un vaisseau d'argent pur. Putain comme c'était pourri comparé à Chaussettes. Rétablir l'équilibre dans la Force pour annihiler la Brume, mais s'enfuir sur un vaisseau bien trop lourd pour voler c'était super con.

Elle rit.

Il revint vers elle une fois son funeste dessein accompli, il lui parla de s'injecter sa seringue et le fit. Elle fit des grands yeux et dit :

- Merde, c'était pas celle-là, tu vas avoir le SIDA.

Elle marqua une pause puis un sourire :

- Je plaisante. Aucun problème, allons-y.

Elle sortit du bâtiment en titubant, encore complètement en l'air. Il fallait faire quelque chose. Elle fouilla sa mallette mais elle n'avait rien pour se remettre bien à part un truc qui donne le rhume et des cellules souches de bactéries de la peste bubonique (yersinia pestis).

Elle s'approcha ensuite de la galerie et entendit vrombissement venant du fond de ceux-ci. Un véhicule, ici ? Le véhicule se fit finalement visible et elle reconnut des gars de la Noblesse. Pire encore, sur la banquette arrière le gars qu'elle pensait avoir assassiné juste avant. Elle était dans de beaux draps. Elle lança à Yuli :

- Ils viennent surement me chercher. Si tu me sauves la vie, blabla. Sinon, blabla. J'vais essayer de synthétiser un truc, gagne au moins du temps faute de les persuader, joue pas au con.

Dans le stress - son cœur battait très vite - elle n'avait pas eu le temps de le convaincre mais il savait de quoi elle en était capable. Elle le regardait d'un air implorant avant de faire quelques pas et se jeter dans de l'eau. Une sorte de mare ou pas. L'eau semblait plutôt pure, il y en avait plein dans cette cavité, et c'était suffisamment profond pour s'y cacher. Derrière les plantes - dont une qui tentait de la bouffer visiblement mais elle lui mit une bitchslap -, elle ne pouvait qu'écouter ce qui allait se passer.

Et les gars, visiblement de la Noblesse sortirent. Le petit con désigna son ami du doigt, et ils s'approchèrent de lui, avec un accent italien. Elle reconnut Luigi, le bras droit du Gros Tony. Quant aux autres, ils étaient lourdement armés. Elle se sentait lâche de pas l'aider mais c'était leur seule chance. Elle serait restée ils l'auraient eu et lui avec, ils auraient tenté une attaque cela n'aurait pas fonctionné et elle n'avait plus de ses petits produits miracles qui transforment en légume.

Elle aurait surement tenté autre chose si elle n'était pas complètement HS.

Il ne lui restait plus que la persuasion.

Elle sortit un masque et son kit, quelques composants, et à la hâte essayait de faire quelque chose. Mais bon elle crevait de froid dans l'eau elle savait pas quelle bête se cachait là-dedans et dans son état ça n'allait pas aller très vite...

Avec un fort accent italien, Luigi (qui ressemblait à ça) demanda :

- C'était tuai qui était avec la fillee.

Il le mit en joue et, d'une voix étrangement calme, dit :

- Parle. Où sont les autres ?

Elle avait oublié de lui dire que s'il la vendait elle allait changer son visage pour toujours mais bon. Concentrée sur son truc elle n'avait pas le temps d'espérer la grâce de Chaussettes.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Mar 23 Fév - 10:12

Elle me dit que je m'étais injecté la mauvaise seringue et que j'allais choper le SIDA.

Mon coeur rata un battement, puis elle m'annonça que c'était une blague. Je riai de m'être fait avoir...

- T'es con Alice ! Rigole pas avec ça !

Puis on sortit du bâtiment. C'en était enfin fini, j'allais pouvoir rentrer, me prendre une bonne douche bien chaude, un bon repas chaud et surtout roupiller.

En fait, non...

Un véhicule s'approcha, Alice me dit que c'était pour elle, et sembla plonger dans une flaque, pour ce cacher derrière des plantes. J'allais devoir me débrouiller avec ça.

Un des mecs sortit de la voiture, habillé comme dans "Le Parrain", et s'adressa à moi avec un accent italien. (un accent italien.... Qu'est-ce qu'ils pouvaient être cons ces ritals. Ça faisait 200 ans qu'on était dans la brume. 8 générations, dont aucune n'avait pu poser le pied en Italie). C'était le numéro 2 de chez Gros Tony, Luigi. J'étais crevé, et j'avais pas trop envie de voir ça dégénérer...

- C'était tuai qui était avec la fille. Parle. Où sont les autres ?
- Les autres ? T'a qu'à rentrer pour voir ce qu'elle en a fait. C'est un pur carnage. Elle les a finis à coups de poing démocratique... Y'a de la bolognaise partout, ça devrait te plaire.
- Et la salope ?

Je regardai les ritals. A part, luigi et son Luger, il y avait deux autres mecs armés de Thompsons, comme dans les vieux films de gangsters. Ces mecs là devaient de fournir dans un musée, c’était pas possible autrement. De vraies caricatures...

Je repensais aux issues piégées. S'ils tentaient d'entrer dans le bâtiment, ça pourrait faire diversion et on pourrait en profiter pour se barrer.

- Bah, écoute, je suis sorti gerber, et je l'ai perdue de vue. Mais je ne l'ai pas encore vue sortir... Elle était en train de s'occuper d'une gamine...

Si ça marchait, c'est que c'était mon jour de chance...

- Aldo, va voir à l'intérieur ! On reste avec ce connard pour s'assurer qu'il ne va pas tourner de l'oeil.

Et merde. Quand ça veut pas, ça veut pas. Luigi me braqua de son flingue, et son larbin en fit de même, alors que le fameux Aldo se dirigeait prudemment vers l'entrée du bâtiment.

Je m'étais mis dans une belle merde... Je refusai de jeter un oeil désespéré vers Alice. Si elle n'était pas repérée avant, elle pourrait peut être faire quelque chose...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Jeu 25 Fév - 13:05

Trop trop cool. Il lui avait dressé un portrait tout à fait avantageux en plus de lui donner le temps nécessaire à terminer ce qu'elle faisait. Enfin elle espérait. Elle avait longuement réfléchi à quelle solution il aurait pu trouver pour finalement réaliser que la sienne était plutôt chouette. Réutiliser les entrées piégées. Finalement un seul des pizzaiolos alla à l'intérieur. Bien essayé. Elle sortit de l'eau et telle une ombre les suivit, sa mixture dans un flacon. Elle allait surement tuer un ballon jaugé pour ça mais elle n'avait plus d'autres contenants, faut dire qu'elle n'avait pas prévu cette situation.

Elle rampa à moitié, toujours à couvert, pour les atteindre de plus près. Sa main tremblait et sa vision était toujours floue, elle ressentait toutes sortes d'effets simultanés ou alternés qui ne faisaient pas bon ménage ensemble.

Dans un élan de courage, elle sortit d'un tas d'ordure et lança son ballon sur les deux tarés et son nouvel ami. Ils réagirent vite, se retournant et mitraillant en sa direction avant de soudainement hurler de douleur et se jeter sur le sol, dans tous les sens. Heureusement, ce nouvel effet spectaculaire ne sembla pas affecter Yulipasfaitexprès.

On entendit une autre, peut-être deux autres voitures arriver, heureusement par une autre voie ce qui laissa la voie libre. Il fallait agir vite :

- On se casse avant que les autres se ramènent, vite !

Elle lui fit signe de venir et, fondant à travers les plantes, elle rejoignit les galeries pour s'éloigner encore plus des autres Ritals qui se ramenaient aussi. Ils devaient être hors de danger ici, car elle empruntait des chemins impraticables pour des véhicules, où il y avait des crevasses et des plantes et des plans d'eau.

Alors qu'on ne put plus entendre les vrombissements des pizzas sur roues elle finit par trébucher et gigoter au sol un bout de temps. Elle se calma très vite et se rassied.

- Putain, ça tourne. Trop vite.

Elle se mit à tousser jusqu'à l'hémotypsie, reconsidéra ses doigts ensanglantés et soupira.

- Wow. Quelle joie.

Elle leva les yeux vers son nouvel ami :

- Aide-moi à rejoindre l'entrepôt.

La bouche quand même pleine de sang elle lui fit un beau sourire qui n'avait rien de rassurant et de ragoutant.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Ven 26 Fév - 11:39

Quand j'entendis le bruit d'éclaboussure, je savais qu'il fallait que je me planque. J'ai plongé le plus loin possible des deux italiens.

Eux, ils ont d'abord arrosé copieusement le plan d'eau, avant de hurler comme des tarés et de se rouler sur le sol, hors de combat.

Je jetai un oeil en direction du bâtiment. Aldo ne semblait pas revenir, il devait être en train de gémir devant l'accès principal.

J'accourrai vers Alice. Miraculeusement, les italiens ne l'avaient pas touchée. On entendit des véhicules approchant, Alice dit :

- On se casse avant que les autres se ramènent, vite !
- Sans blague ! Fonce, je te suis.

Elle me guida à travers ces espèces de marécages, à travers les roseaux, la boue et les trous. Je doutais de finir le voyage avec mes deux chaussures... L'avancée était assez pénible et éprouvante. Bientôt, nous n'entendîmes plus aucun bruit.

Ce qui devait être une délivrance fut une nouvelle galère. Alice, qui était probablement portée jusque là par l'adrénaline, s'écroula, cracha du sang. Toutes ces merdes chimiques qu'elle prenait la tuaient doucement. Elle me sourit en demandant mon aide, elle avait l'air au seuil de la mort.

Je l'aidai à se relever, je passai son bras autour de mon cou et lui maintenant les épaules de mon bras. Et nous voilà repartis, en clopinant. On tombait souvent, on se relevait avec difficulté.

On arriva aux galeries. On avait moins fière allure qu'à l'aller... Alice s'appuyant sur moi, moi haletant sous l'effort, tous deux titubants, couverts de sang et de boue, trempés et épuisés.

On se perdit parfois dans les coins et les recoins de ce labyrinthe, mais jamais bien longtemps, j'avais pris mes repères auparavant, quand nous suivions Vladimir.

- Courage, on voit l'entrepôt.

Je le disais autant pour elle que pour moi...

Devant l'entrepôt, encore les deux gardes en train de jouer aux échecs devant la porte.

- Hé, les glands ! Ca vous ferait mal au cul de venir aider ?

Ils me regardèrent, d'abord surpris, puis agacés par l'insulte. Je crus qu'ils allaient me tirer dessus. Après un bref échange entre eux que je ne pus entendre, le plus balèze s'approcha de moi. Je pensai qu'il allait prendre Alice en charge, mais au lieu de ça, il me balança un direct du droit dans le sternum.

Alice avait le visage couvert de boue, de sang, ils ne l'avaient pas reconnue.

J'avais le souffle coupé, je m'effondrai avec elle sur le sol. S'ensuivirent quelques coups de pompe bien sentis à l'estomac. Il allait me crever là, ce connard. Et je n'arrivais pas à trouver assez d'air pour lui gueuler de regarder qui je leur ramenais.

Pendant ce temps-là, l'autre garde se marrait et l'encourageait.

Enfin, lassé, le gorille me laissa tranquille, et m'envoya :

- On va s'occuper de ta copine maintenant ! J'aime bien les junkies, elles oublient tout et ne portent pas plainte. Ou alors, on les fait disparaître et personne n'en a rien à foutre...
.

Il ouvrit sa braguette, baissa son froc, et, le cul à l'air, il commença à dévêtir Alice. Enfin, "dévêtir" n'set pas le mot... Il lui arrachait les vêtements en prenant bien son temps... Si seulement elle ne s'était pas entourée de tous ces débiles...
- C'est qu'elle est encore bien gaulée pour une clodo !.

Rejoint par son pote, il lui dit :
- Ne la tiens pas, j'aime bien quand elles se débattent. Après, c'est ton tour, je vais essayer de pas trop te l'abimer..

J'essayai de me relever, de les prévenir, mais j'étais au bout de mes forces, la tête me tourna, mes jambes tremblèrent et je perdis connaissance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Ven 26 Fév - 17:47

Elle avait été à demi consciente. Il l'avait trimbalée un peu partout et pas souvent dans la bonne direction mais le plus important était qu'ils étaient arrivés à bon port. Elle lâcha un soupir de soulagement qui se traduisit par un filet de sang coulant de ses lèvres.

Ce qui suivit semblait bien bizarre. Ils ne semblaient pas les reconnaître, et son ami était lui-même pas suffisamment en point pour leur tenir tête. Il se fit salement démonter pendant qu'elle gisait au sol sans pouvoir dire quoique ce soit. Il lui fallait un deus ex machina, là maintenant. Si seulement elle avait pris ces pilules pour contrer les effets du cocktail que l'autre taré lui avait administré. Dans tous les cas elle n'avait même plus la force d'exister.

Ce qui l'étonna c'est qu'il entama d'effectuer un rapport sexuel non consentent sur elle. Il faisait quoi au juste ? Il ne la reconnaissait pas ?  Il était vrai que sans sa cape noire et son piédestal elle ressemblait pas à grand-chose d'autant plus qu'elle était dans un sale état mais... sérieux ? Incapable de réagir elle se sentait un peu comme Vladimir du temps où organisait des tournantes et qu'il ne se rendait compte de rien. Le problème c'est qu'elle, elle s'en rendait compte.

Elle toussa, une fois bien dénudée devant ses propres sujets. S'il savait. Si elle s'en sortait. Elle leur montrerait un aperçu de ce que c'était de ne pas se plier à son bon vouloir. Elle lui cracha du sang à la tête ce qui le fit trébucher, elle se retourna et rampa en direction de l'entrée. Si elle atteignait la porte les autres allaient forcément réagir et peut-être la sauver, mais après avoir fait trois brassée elle sentit qu'on lui tira le pied.

- Urrrkk...

D'autres réagirent et les rejoignirent. Elle tourna la tête vers eux histoire qu'ils la reconnaissent mais ces enfoirés avaient déjà commencé à dézipper leur braguettes. Ils étaient quatre. Elle cacha sa tête dans ses mains et se mit à crier puis se dit "tant pis je meurs".

Jusqu'à ce que la porte finit par s'ouvrir et elle releva la tête. De la lumière, des autres soldats :

- Putain, qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

Elle reconnut son bras droit qui s'approcha d'elle. Il faisait sombre, elle ne pouvait la voir parfaitement.

- Juste deux clodos qui ont heurté à la mauvaise porte chef.

Soudainement, l'autre dame sembla reconnaître Zeg, elle lâcha un :

- Attendez, c'était pas le gars de ce matin ?

La brune eut un sourire mauvais, elle regarda ensuite ce qui restait d'Alice et son cerveau tilta :

- J'en déduis que celle-là, c'est l'Élue...

Bingo. Maintenant restait plus qu'à savoir si c'était une mutinerie ou non. La brune la releva, la regarda dans les yeux. Les méchants eux avaient tous déféqué dans ce qu'il leur restait comme vêtements lorsqu'ils comprirent ce qu'il les attendait.

- Putain. Qu'est-ce qui t'es arrivée, ma belle... ?

Et elle lança aux autres restés en arrière :

- Saisissez-les, gardez-les en vie.

On s'activa, les armes brandies. Se sachant trahis, les gardes à l'entrée ouvrirent le feu. Une fusillade s'ensuivit. Les snipers n'eurent aucun mal à les maîtriser et rapidement, désarmés, ils tombèrent sans pour autant mourir. Son bras droit, restée calme depuis le temps, lança calmement aux autres :

- Ramenez les blessés à l'infirmerie, l'Élu et Yuli en premier. Quant à ces chiens arrangez-vous pour qu'ils soient mis sous clé.

On lui mit une couverture et on la souleva avant de l'emmener dans l'Entrepôt, puis les infirmeries, ou elle commença une crise d'épilepsie. On la calma, et les quelques responsables des soins lui administrèrent ce qu'il fallait pour la remettre sur pied.

Elle s'endormit calmement, enfin heureuse d'être en sécurité et de savoir qu'elle pouvait faire confiance à ses soldats. Elle espérait juste que ces fils de putes ne soient pas morts car elle avait déjà réfléchi à ce qu'elle pourrait leur faire pour qu'ils ne refassent plus jamais la même erreur.

...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Lun 29 Fév - 11:26

Je me réveillai un peu plus tard, dans un local aménagé pour les premiers soins.

Mes côtes me faisaient mal, je devais en avoir une de fêlée. On m'avait bandé le torse. Ma lèvre était gonflée, une bonne moitié de ma figure était douloureuse, et mon oeil gauche semblait ne pas vouloir s'ouvrir complètement. J'avais bien dérouillé.

Je m'assis sur le lit. Un gars me regardait fixement, presque sans ciller, assis droit comme un "I" sur une chaise en bois. Il avait l'air chargé comme une mule, et il me faisait limite flipper ce con là.

- Où est Alice ?
- Elle est là-bas.

Alice était donc en vie. Il me désigna l'angle opposé de la pièce, dont la vue était bouchée par un drap tendu. Un garde était posté devant, ou bien était-ce un laquais prêt à accourir au moindre désir de son chef ?

Après avoir vérifié que je n'avais pas le cul à l'air comme à l'hosto avec leurs blouses à la con -le meilleur moyen de perdre toute crédibilité en un temps record- , je tâchai de me lever, non sans grimacer de douleur. L'autre restait planté à me regarder comme un con, et je me dirigeai vers le drap. Mon "surveillant" me suivit.

Le garde/laquais m'arrêta net d'une main ferme plaquée sur ma poitrine.
- Stop ! L'Elue se repose. Personne ne passe, surtout pas un étranger !
- L'"étranger", c'est celui qui a ramené ton Elue, alors qu'on avait les ritals au cul. Et le comité d'accueil local était loin d'être amical.
- Je m'en bats les couilles, et bientôt les tiennes avec si tu restes là à m'emmerder.

Dans mon état, j'allais pas chercher la cogne... J'aurais bien aimé savoir si elle allait bien, mais j'en avais soupé de ces connards, je voulais rentrer, et j'avais la dalle.

- Ben, transmets lui mes amitiés. J'en ai marre de vos conneries, je me barre.

- Tu t'en vas pas non plus. Tu restes dans l'infirmerie.
- Je suis prisonnier ? Nan mais tu déconnes ?
- Personne ne sort de là sans qu'elle donne son autorisation. Surtout pas un étranger.

Il avait bien insisté sur le dernier mot...

Je ne viendrais pas à bout de tous les mecs présents dans le bâtiment tout seul. En plus, mon couteau m'avait été retiré. J'étais coincé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nancy S. Lovelace

avatar

Messages : 65
Argent : 3350

Char Data
Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Ven 4 Mar - 0:40

L'Élue se réveilla finalement. La lumière l'aveuglait. Elle était enfin redescendue. Elle regarda sa main encore éraflée, à gauche puis à droite. Un de ses gardes se tenaient à ses côtés. Elle glissa ses jambes sur le côté et posa ses pieds nus sur le sol, avant de tenter de se relever. Le garde lui lança :

- Il faudrait vous reposer, Maître.

Elle lui sourit avant de lui répondre :

- Pas de répit pour les chiens. Je me reposerai plus tard.

Le garde haussa les épaules avant de désigner Zerg de la tête :

- Et pour l'étranger, on en fait quoi ?

Elle plissa les yeux, le regarda étrangement avant de réfléchir un moment, puis lui lança :

- Cet homme se nomme Yuli Picam, il m'a sauvé la vie, il est notre invité de marque alors traitez le comme un officier.

L'homme s'approcha de Yuli et s'inclina.

- Désolé, je ferai passer le message.

Il revint vers la dame et dit :

- Je vais appeler les infirmiers, il faut vérifier que vous allez bien.

Elle fit signe de la main et le stoppa net, puis se leva, avant de tituber. Elle soupira, puis se rassied.

- Donnez-moi dix minutes. Je vais me changer. Emmenez Yuli à la salle d'eau et corrigez-moi un peu mieux sa tête. Ensuite allez lui servir à manger Où sont les futurs martyrs, en cellule de détention ?

Le garde eut un rire gras, il avait vu en sa voix de l’inquiétude, et surtout de la haine. Pourtant, encore sobre elle paraissait moins redoutable et vengeresse qu'elle l'aurait été en temps normal. Elle était faible et décoiffée, seuls ses gardes les plus rapprochés l'avaient vue dans son état, d'autant plus qu'elle était toujours à moitié nue. Surtout avec ce traumatisme de la veille, ce n'était plus la dompteuse de peste de hier, mais elle allait se remettre bien.

- En effet. Ils sont bien sages à se faire dessus depuis le soir de leur arrestation, attendant votre sentence.

Elle sourit. Elle avait sa petite idée pour ça. Elle se releva et se dirigea vers une salle annexe où elle disparut. Pour se remettre bien. Le garde aida Zeg à se lever et l'invita dans le grand atrium, avant de le faire passer dans une salle où, en contrebas, là où il semblait y avoir eu des machines, se trouvaient des captifs qui effectivement s'étaient bien chié dessus. Immobiles et enchaînés ils attendaient. Le garde lui dit :

- Le couloir à gauche il y a une salle d'eau, et des vêtements propres, tu peux te servir. Reviens à l'atrium ; à droite en y entrant il y a la cantine improvisée. Quant à ton arsenal c'est très certainement le bras droit de l'Élue qui l'a, je veillerai à ce qu'elle te le rende dès que vous vous recroiserez. N'attire pas trop l'attention, surtout de la part des gens qui semblent pas tenir debout, ils peuvent être susceptibles.

Il pointa du doigt un mec qui rampait au sol avec une trousse de soins à moitié ouverte, qui les regardait bouche bée. D'autres traînaient un peu partout, bien que la plupart des gens qu'ils croisaient semblaient clean et le regardaient avec air bienveillant. Mais tout semblait faux, un peu comme s'ils étaient morts, ils le croisaient, ne disaient rien, et se contentait d'avancer en silence. Se dirigeant d'une pièce à l'autre.

Autant l'atrium de l'entrepôt était très illuminé, avec des gens plutôt clean qui discutaient dans la bonne entente tout en faisant leur ronde et parlant de projets, et que tout était animé peu importe l'heure, les petites salles, notamment le couloir où Zeg se trouvait, étaient très peu illuminées et les gens qui s'y promenaient étaient comme des esprits, silencieux comme la mort, ne disant pas un mot, on entendait les rats courir plus que les gens. Seuls quelques mecs photosensibles qui traînaient dans les coins gémissaient un peu. Les lieux semblaient glauques et l'ambiance était très loin d'être aussi chaleureuse que l'entrée.

- Et surtout, n'allume pas de lumières. Pas ici.


Le garde le salua, fit rebrousse-chemin et retourna à la cantine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Zeg
Nova Prospekt
avatar

Messages : 35
Argent : 1650

Char Data
Classe: Surineur
Expérience totale: 30
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   Jeu 10 Mar - 11:35

Alice était levée, et semblait aller bien. A jeun et à moitié à poil, elle semblait fragile et ... normale, en somme.

Elle donna quelques ordres à ses hommes et, sans m'adresser un mot, disparut dans une pièce adjacente, probablement pour se préparer un "petit déjeuner" à sa façon.

Je voulais me barrer, mais dans l'état où j'étais, j'aurais attiré l'attention sur le chemin... J'acceptai donc sa proposition de passer à la douche. L'eau était chaude (je ne m'y attendais pas vraiment) et coulait agréablement sur mes épaules et ma tête, diluant quelque peu les courbatures et détendant mes muscles éprouvés par les activités de la veille.

Je passai ensuite les vêtements mis à ma disposition : un simple jean, un tee shirt d'un blanc un peu douteux et un pull en laine qui n'était pas trop troué. Si ce n'était pas le grand luxe, c'était au moins à peu près à ma taille.

Je sortis de la salle d'eau, et me dirigeai vers la cantine. Si ça avait l'air mangeable, j'allais croquer un bout, sinon un bon café suffirait à mon bonheur.

Dans l'atrium, je revis les zombies qui traînaient là. La question persistait dans ma tête : est-ce que ces gens étaient comme ça avant qu'elle les recrute ou est-ce elle qui les a rendus ainsi ?

Certains semblaient errer, vides comme des coquilles de noix dans le flot d'un ruisseau. D'autres avaient dans le regard une vivacité digne d'un animal aux aguets, et se déplaçaient de coin d'ombre en coin d'ombre, comme s'ils étaient traqués. Enfin, les "photosensibles" qui se terraient dans les coins, et jetaient un oeil mauvais en direction du moindre bruit.

Ne manqueraient que des camisoles pour se croire à l'asile.

Dans la cantine, divers groupes mangeaient sur des tables flanquées de bancs. Sur l'une d'elles, au fond de la salle, quelques miches de pain, un saladier rempli de bouillie difficilement identifiable, une marmite à moitié pleine d'un plat en sauce, une pile d'assiettes douteuses et un tas de couverts. J'entrai, les regards se braquèrent sur moi. On m'avait dit de faire profil bas, je fis comme si de rien n'était.

Un cuisinier à la toque décorée de dessins pornographiques servait sa tambouille en souriant de façon stupide. Je me dirigeai vers lui :

- T'as du café ?

Le cuisinier prit un air tout triste...
- Tu pas vouloir ragout ? Ca bon ! Rat frais, lui encore courir matin !

Ca se confirmait, j'étais pas tombé sur le génie de la bande...
- Je n'en doute pas, je t'assure. Mais là, je viens de me réveiller, c'est d'un bon café que j'ai besoin.

Il me trouva un mug dont l'anse avait disparu depuis longtemps, et me servit.

Je m'installai à une table et savourai mon breuvage en attendant la suite des événements...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: [Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme   

Revenir en haut Aller en bas
 
[Nancy S. Lovelace + Zeg] Satan est une femme
Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Compliments à ma femme et à ses Léopards
» Barikad Crew-- Amour Infini-- Honneur à la femme haitienne
» Une femme aurait accouché d’un poisson...
» L'écrivain Georges Anglade et sa femme sont morts dans le séisme
» Et Dieu créa la femme.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Solicity :: District Nadejda :: Lok Lak :: Caverne Septentrion-
Sauter vers: