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 Gagner du fric et être heureux

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Nancy S. Lovelace

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MessageSujet: Gagner du fric et être heureux   Sam 6 Fév - 18:13

- Méthylamine, would you kindlyyy... ?

Elle ramassa l'erlenmeyer qu'on lui donnait et ajouta son contenu à la solution qu'elle fabriquait, goutte-à-goutte.

- Geez !

Elle s'écarta, abaissa la chapelle, plutôt fière de son travail.

- Ok, on en aura assez pour ce soir. Plus qu'à y mettre notre petit ingrédient secret et ça va valser. Bien joué assistants.

La demoiselle s'éloigna de son plan de travail, retira son masque et monta le petit escalier de pierre, ouvrit la trappe et sortit de sa cabane. Deux soldats du Culte jouaient au carte dans la cabane qui donnait sur le magnifique lac.

- C'est tout bon. Vous, vous resterez là ce soir, vous savez quand vous tournez, je crois que c'est demain matin que d'autres prendront la relève donc on rentrera au QG ensemble.

- Compris !

Elle ajouta, plus sérieusement :

- Ce soir je ne veux personne avec moi donc j'irai seule avec la marchandise. Je vous laisserai ranger tous les éléments dans les valises, comme c'est écrit sur la feuille affichée dans le labo, et croyez-moi bande de fils de p-, c'est vous qui les porterez et les rangerez où il se doit en arrivant. Si par malheur vous aurez fait faux mettez-vous bien en tête que je serai à distance suffisante pour filmer ça et vous le ressortir et le rejouer à vos funérailles pour qu'elles deviennent un spectacle comique. Bref, séparez bien les acides et les bases les combustibles et les comburants et tout le bordel et tout se passera bien. J'espère ne pas avoir à rajouter qu'en dispersant vos tripes c'est surtout mon porte-feuille que vous dispersez en jouant aux cons avec le matériel et croyez-moi vous préférerez disperser mes tripes plutôt que mon fric. On est d'accord là-dessus ?

Les deux camarades firent oui de la tête solennellement.

- Bien. Si vous êtes pas convaincu souvenez-vous de notre regretté Josef. Je pense que ma décantation est terminée je vous laisse.

Elle remit son masque et revint à son labo. La nuit commençait de tomber, elle espérait que tout soit en ordre car elle ne voudrait pas avoir à se mettre sa plus fidèle cliente sur le dos ; Courtney.
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Paprika

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MessageSujet: Re: Gagner du fric et être heureux   Sam 6 Fév - 19:58

Comme à l'accoutumée, je me dirigeais en ville pour retrouver mon dealer afin qu'il me procure quelques doses de plaisirs chimiques hallucinogènes, autrement dit, de la DROGUE et ainsi finir en beauté cette magnifique journée rentabilisée à tapiner des jeunes hommes attrayants afin d'assouvir mes propres désirs nymphomaniaques.

N'ayant pas réussi à le joindre plus tôt, je me rendais directement aux endroits où il avait l'habitude de traîner pour dealer mais ne le trouvais pas. Plus étonnant même, des jeunes zonaient à ses spots. Au début, j'avais pensé que c'était peut-être des habitués mais en observant mieux, j'avais remarqué que l'un d'eux portait une arme, ou plutôt, il était tout fier de la montrer "discrètement" en découvrant le revers de son blouson pour montrer que c'était un vrai bonhomme et qu'il était équipé d'un gros calibre au niveau de sa ceinture.


« Wesh mad'moizel, t'es charmante [...] »

Et merde, voilà que ce petit merdeux m'a remarqué...
Je continuais sans prêter attention et tournais dans la première ruelle qui se présentait tout en continuant de me diriger vers un autre spot de deal.
Sauf que voilà, j'étais loin de me douter qu'on me tendrait une embuscade. Des petits gars en BMX avaient surgi au bout de la ruelle et semblaient m'attendre. De plus que derrière moi ca semblait aussi s'agiter, du moins, j'entendais les pas de course assez légers de plusieurs personnes, surement encore des gamins donc.


« Le boss t'as parlé, mad'moizelle. »

Je m'arrêtais et me retournais vivement avec un air inquisiteur pour voir d'où provenait cette voix enfantine, sans surprise, trois petits bonhommes pas plus haut que trois pommes, l'un d'eux me pointant du doigt, surement celui qui a parlé.

« Toutes mes excuses, jeune padawan, mais je n'ai pas le temps de jouer avec vous -ni avec votre "boss"-... »

Je reprenais mon chemin et faisait un signe de main à ceux qui me bloquaient avec leur vélo de se pousser pour me laisser sortir de cette ruelle mais ils ne bougeaient pas, comme trop confiants de leur propre personne.
Arrivée à hauteur, je me baissais vers l'un d'eux, son regard de tueur se changea instantanément dès qu'il l'eût malencontreusement posé sur les formes de ma poitrine... cachés sous mes habits.


« Toi là -le puceau- si tu me laisses passer, tu pourra les toucher, d'accord ? »

Il hésitait. Son rôle était-il plus important que de toucher le corps d'une femme avant ses copains ? C'était très surement le dilemme qu'il était en train d'affronter psychologiquement, créant en lui un arrêt, cette ruse me permit juste de l'écarter en douceur pendant qu'il avait les yeux rivés sur ma poitrine en se demandant comment ca pouvait être dessous et tout en rêvant qu'il les touchait -mais cela n'arrivera bien évidemment jamais.-
J'étais déjà loin, et ses amis aussi, qui me suivaient. Il vont bien me lâcher à un moment ou un autre...
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Nancy S. Lovelace

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MessageSujet: Re: Gagner du fric et être heureux   Sam 6 Fév - 22:26

La camée remit ses gants et rapidement termina la synthèse de son nouveau psychotrope super génial version définitive, qui, carrément, allait trouer des culs. Lorsque tout fut mis sous forme de gélules, elle en tendit à un de ses camarades :

- Si c'est bon, mon cobaye en recevra dix.

Ils ne se firent pas plus prier et les deux acolytes essayèrent la pilule, pendant que Nancy les rangea soigneusement dans une petite mallette à bonbons comme elle les appréciait. Lorsque tout fut rangé, ils nettoyèrent leur place de travail, et lorsque tout fut mis correctement, la demoiselle monta et fit signe aux gardes de ranger les composants dans des caisses. Elle posa sa mallette sur la table et leur fit :

- Nous avons là de quoi nourrir nos familles pendant un bon bout de temps. En espérant que tout aille bien.

Lorsque les effets des substances commencèrent à se faire elle prit scientifiquement note de tous ce que ses camarades disaient. Ils étaient formels : ça trouait le cul. Quant aux effets secondaires, rien n'était à déclare. Après faut voir avec le temps, mais d'ici là elle aura le temps de fuir et de changer de nom. Dans tous les cas elle avait d'autres substances à vendre pour les moins aventureux. Elle ferma soigneusement sa mallette à clé et la posa sur la table, puis dit à ses deux assistants :

- Quartier libre pour vous deux, on se retrouve au QG vous savez quand.

Les deux gardes remontèrent :

- C'est dans les valises !

Elle leur lança froidement :

- Ramenez ça au QG et quartier libre pour vous deux, ne les perdez pas et ne crevez pas en chemin. Geez.

Ils montèrent les valises pendant qu'elle se mit très loin d'eux, sa mallette à la main, et les laissa partir, en les regardant de très loin. Qu'allait-elle faire à présent ? Il était encore trop tôt pour aller à son rendez-vous. Elle lâcha un long soupir, fouilla sa réserve personnelle, et sortit une seringue :

- Bon ben, un petit coup de tueur de temps et...

Elle haussa les épaules :

- Une bonne baignade ?

Elle se hâta d'aller dans la trappe menant au laboratoire et de cacher la mallette dans un endroit bien sécurisé du laboratoire pour éviter qu'un malade se casse avec si elle le posait sur la berge. Ceci fait, elle profitait des arc-en-ciels dans sa tête pour se déshabiller et filer se baigner, se taper quelques brasses et profiter de la vie. Elle se mit sur le dos et profita du beau ciel brumeux de Solicity.

La vie est belle quand t'es complètement défoncée.
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Paprika

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MessageSujet: Re: Gagner du fric et être heureux   Mar 9 Fév - 20:14

Ils avaient finalement réussi à me coincer au détour d'une autre ruelle.
Ils n'étaient certes que des mioches, mais ils étaient en surnombre et plutôt bien armés. Dans quelle époque formidable vivons-nous... ?
Je préférais donc me méfier cette fois-ci, qui sait ce qui pourrait bien leur passer par la tête, ils pourraient faire des choses regrettables simplement parce les gosses sont impulsifs de nature et ne mesurent pas les conséquences de leurs actes...

Celui avec l'arme que j'avais vu plus tôt, surement le "boss" donc, se pointait avec sa dégaine de petit caïd fier et tellement sûr de lui, se pavanant au milieu des autres qui lui laissaient le passage pour arriver jusqu'à moi.


« - Hoy. Jt'ai parlé tout à l'heure, mad'moizel. T'es partie en scred'. C'est pas poli d'faire ca. Excuses toi et j'te laisse tranquille, wesh.
- Ok, désolée alors. Je peux partir maintenant ?
- Non.
- Ah bon, pourtant, tu viens de dir...
- Suces moi.
- Pardon ?!
- Suces. Ma. Bite.
- Alors là, tu peux rêver, petit merdeux ! -Non mais pour qui il se prend lui ?- »


C'est alors qu'il dégainait son arme et la pointait sur moi.
De sa main gauche il ouvrait son fût et le baissait, puis me faisait signe d'approcher.
Certes, j'étais dans une terrible situation. Il est hors de question que je cède à son caprice, même menacée d'une arme.
Je dois ruser... Le mettre en confiance et lui prendre son arme. C'est un risque à prendre mais je ne vois pas d'autre issue.

Je me montrais donc résignée et m'approchais de lui en baissant la tête, il était si petit. Le visage fermé, le regard fuyant, je me mettais à genoux. Je levais les yeux et voyais le canon de son arme pointé sur moi. Si je bouge, je suppose qu'il serait capable d'appuyer sur la détente très rapidement et ainsi mettre fin à ma vie aussi facilement. Je suis dans une impasse. Je vais vraiment devoir le contenter et toucher ce ver de terre qu'il n'a surement jamais utilisé avec un autre être humain ?
Ce n'est pourtant pas grande chose, mais ca me dégoûte rien que d'y penser... A ma bouche, violée par cette si petite chose, mon visage souillé par sa semence. Je n'ai jamais été forcée, je n'ai plus le choix, je vais devoir...


« Hé bien... Qu'est-ce qui se passe ici, les mioches ? Retournez vite à vos postes ou vous ne ferez pas de bénéf' ce mois-ci et le patron sera très en rogne... Allez hop-hop, ca dégage ! »

Je me tournais vers cette voix très masculine, en effet deux hommes venaient de faire leur apparition et les gamins se mirent à déguerpir aussi sec. Était-ce mes sauveurs ou venaient-ils prendre la relève... ? En tout cas, ils se faisaient respecter, leur charisme montrait que leur rang hiérarchique était plus élevé que le "boss" qui se tenait devant moi, le froc baissé, vu la tête qu'il faisait à présent en voyant les deux hommes s'approcher d'un pas sûr.

« - Alors... Tu mobilises toutes tes troupes, tu abandonnes le business, la surveillance du quartier qu'on vient tout juste de s'approprier... tout ca juste... pour te faire sucer ? Espèce de petit con, va... on lui laisse une arme et regarde ce qu'il fait avec ! Au lieu de terroriser les jeunes demoiselles, va plutôt protéger ce putain de territoire !
- C'est bon Marv, t'énerves pas, c'est qu'un gosse...
- Mais ca fait chier, putain...
- Ouais, ouais... allez, va faire un tour, fume une clope, va te calmer... »


Sauvée par le gong ! A première vue, on dirait bien qu'il sont là pour me sortir de cette situation...
L'un d'eux s'éloignait en allumant une cigarette pendant que l'autre le suivait du regard, comme nous tous. Les bruits de pas qui s'éloignaient raisonnaient dans la ruelle après cette furieuse tornade. Le deuxième homme se retourna et brisa le silence.


« Tu sais, Max... Il n'a pas tort... d'être énervé. Nous te faisons confiance, nous t'avons donné beaucoup de libertés... mais aussi beaucoup de responsabilités. Alors fais ton job. Seulement ton job. Si tu te tiens bien, et que tu fais ton job, tu pourra en avoir des femmes, autant que tu le voudra... mais plus tard. D'abord... tu fais ton job. »

Le gamin écoutait, il était tellement impressionné qu'il n'avait pas bougé d'un poil. Le regard affolé, c'est à peine s'il se retenait de cligner des yeux et de respirer.
Et moi, je ne savais pas quoi faire en fin de compte. Je n'osais pas bouger, je n'osais pas parler, il me tenait toujours en joug, de sa main tremblotante.


« - Max... tu peux ranger ton flingue maintenant. Et ton... jouet aussi... Je pense que la demoiselle en a assez vu... Et que je ne te revoies pas menacer des gens innocents, encore moins des femmes. Tu me déçois beaucoup, fiston...
- Heum... Excusez-moi...
- Un problème ?
- Non... Heu... Je voudrais juste... avoir une information. Vous avez dit que vous contrôliez ce quartier... Mais... où est passé Mike ?
- Mike ?
- Mike... Un dealer...
- Ah... ce Mike... Il... a disparu.
- Disparu ? Comment ca, "disparu" ?
- Oui... Disons qu'il est surement parti... quelque part... Il a disparu, quoi...
- . . .
- C'était ton petit-ami ?
- Oh... non, rien de tel ! Il me servait...
- Si tu veux quelque chose, nous pouvons t'en procurer, maintenant que nous avons repris le marché ici. Tu ferais mieux de t'y habituer, je ne pense pas que tu reverra Mike dans le coin. Alors, tu veux quoi ?
- Quelque chose d'assez pur. Mike me faisait des prix sur les bonnes choses...
- Je vois... de la qualité, hein... Les gamins n'ont pas ca sur eux, je te propose de me suivre, je vais t'amener voir quelqu'un qui aura ce que tu cherches. Ce sera ton nouveau contact qui remplacera ton Mike. »


Qu'était-il réellement arrivé à Mike ? Était-il vraiment parti ou y avait-il eu un règlement de compte ? Je n'en savais rien mais après tout, j'étais là uniquement pour avoir ma dose alors, je me contentais d’acquiescer. Je me relevais, penaude, et me dirigeais vers ce type pour le suivre vers une destination encore inconnue...
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Nancy S. Lovelace

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MessageSujet: Re: Gagner du fric et être heureux   Sam 13 Fév - 3:45

Rouvrant les yeux, elle ne put qu'apercevoir la beauté des étoiles qui s'offrait à elle. Il fallait admettre qu'au cœur de la ville à cause de la pollution lumineuse combiné à la sobriété quand elle était effectivement sobre elle ne voyait pas beaucoup d'étoiles mais ça c'était le bouquet de fleur.

Nancy entendit une explosion au loin. Visiblement un de ses camarades qui avait pété 5000$ de fournitures. Elle soupira.

Elle finit par sortir de l'eau et s'approcher de la rive. Elle attrapa une serviette et s'essuya tranquillement avant d'atteindre la cabane où étaient soigneusement rangés des vêtements neufs qui pour une fois allaient arranger sa face. De manière générale elle était imprésentable à ses soirées noires mais ce soir elle allait presque avoir l'élégance d'un invité. Lorsqu'elle fut vêtue elle entendit des bruits en bas. Bien trop high pour l'avoir réalisé tout de suite, elle se rendit finalement compte que la boîte était ouverte. Elle se lança à elle même d'une voix caustique mais néanmoins agacée.

- Trop cool, des rats bons qu'à crever.

Elle fouilla une étagère, en extirpa un flacon, avala une pilule, et sentit la Force l'envahir. Ceci fait, elle se saisit d'une clé à molette, et elle se pencha en direction de la trappe. Elle put entendre des voix :

- ... dépêche toi elle va bientôt revenir, mais où est-ce qu'elle a fourré ce truc ?

Dans son état de conscience actuel tout ce qu'elle avait entendu semblait plutôt être : "je veux crever Nancy crève moi fais moi crever et répands mes boyaux sur le sol". Alors elle lança un "avec plaisir", et la mort marcha jusqu'en bas de l'escalier de pierre qui menait au laboratoire.

En bas elle fut surprise de ne voir que deux types, armés d'épées - ce qui sonnait très con compte tenu de l’exiguïté des lieux -, qui n'avaient pas senti son aura ténébreuse et qui par conséquent ne faisaient pas attention à elle. Ils avaient explosé plusieurs ballons jaugés et autres verreries qui demandaient trois bras pour être récupérés ici.

- Mais vous êtes complètement allumés, espèce de bande de deux gros attardés ?

Elle ne les voyait pas bien mais un se retourna vers elle et sembla se faire dessus :

-Vas-y bute-la elle est pas armée c'est notre chance !

Un sembla prendre son courage à son cou mais tremblant il ne s'approcha que de quelques mètres, avant qu'elle puisse discerner l'espoir sur son visage.

- J'peux pas faire ça !

Elle ne comprenait pas. S'ils étaient incapables de simplement l'ouvrir en deux pourquoi ils s'attaquaient à elle ? Elle ne savait pas comment réagir. Fronçant les sourcils, elle finit par dire d'une voix froide :

- Posez tout ce que vous avez pris et cassez-vous d'ici.

Elle libéra le passage, fit un signe bienveillant de la main. Ils ne firent pas prier. Ils déposèrent absolument tout même leurs armes et coururent vers la sortie.

...

Lorsque le cambrioleur dont l'intégrité du crâne était intacte avait quitté la cabane en courant il put entendre les cris de douleur et les bruits de clés à molette fragmentant os et frappant contre le mur de pierre. Peu importe pour qui il bossait il aurait de jolies anecdotes à raconter.

La chemgirl monta le cadavre dans l'escalier en pierre. Elle avait bien fait de s'attaquer au plus léger elle se sentait un peu molle, probablement l'effet de la descente et la fatigue - et la peur. Deux cambrioleurs dans son labo, elle qui n'avait qu'une clé à molette comme arme. Y avait de quoi se faire dessus. Elle vérifia que sa mallette était bien là et avisa pour la suite.

Lorsque le cadavre fut sortit de la cabane elle réfléchit à un moyen drôle de s'en débarasser. Elle décida juste de le mettre dans une position drôle au bord de la route en espérant que la rigor mortis allait faire de lui une statue marrante.

Bien trop fatiguée d'attendre elle finit par le laisser juste comme ça parce la rigor mortis ça met du temps.

Elle avait sali son beau costume. Cela l'attristait. Elle retournait vers le lac et nettoya ses vêtements rapidement ainsi qu'elle-même. Ses mains tremblaient. Qu'est-ce qui lui avait pris ? Ils ne faisaient rien de mal c'étaient juste deux bleus de merde qui ne savaient pas ce qu'ils faisaient. Elle aurait pu offrir sa rédemption aux deux, les laisser partir. En aucun cas ils allaient l'attaquer d'une quelconque manière. Ils étaient aussi innocents que des enfants.

Et pourtant elle s'était sentie envahir de haine. Elle avait serré le poing et les dents. En voyant le dernier monter elle n'avait qu'une envie, lui éclater le crâne et hurler au monde qu'on ne rigole pas avec ses affaires.

Elle se sentit repartir en dépersonnalisation. Elle se voyait accroupie à quelques mètres, sans personne autour d'elle. "Je suis Nancy".

- Nancy, qu'es-tu devenue ? Est-ce donc cela que tu as offrir au monde ?

Cela semblait aller mieux. Il fallait prendre un verre d'eau et un petit dzit dzit et elle serait repartie.

- Pas de pitié pour les rats. Et les traîtres.

Elle sourit avant de se diriger nonchalamment vers la cabane. Elle se déshabilla le temps de faire sécher ses vêtements et profita du temps qu'il lui restait pour profiter du paysage. Elle but un grand verre d'eau fraîche et soupira.

Il fallait bientôt y aller.
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MessageSujet: Re: Gagner du fric et être heureux   Lun 28 Mar - 14:17

Nous avions rejoins le deuxième homme, celui qui était parti fumer pour se calmer. Il n'avait toujours pas l'air détendu, il faisait les cents pas, écrasait une clope pour en rallumer une dans la foulée. Les mâchoires serrées, il marmonnait des choses à lui-même entre deux bouffées de tabac. Une vraie boule de nerf, ce type-là.
L'autre me fit signe de l'attendre, il avait l'air beaucoup plus détendu. Il s'approcha de l'autre homme et commença à lui parler à voix basse, je ne sais pas ce qu'il lui racontait, ca ne devait pas me concerner.

Je m’asseyais sur le trottoir, dos contre un immeuble. Le temps qu'ils fument, je n'avais d'autre choix que de les attendre. Je pensais à Mike. J'espère quand même qu'ils ne l'ont pas tué. Il savait que c'était un dangereux milieu mais il n'avait jamais choisi d'en faire partie. C'est pourquoi il avait été placé dans ce quartier calme et sans problèmes. Il n'avait même pas d'armes sur lui. Il avait toujours refusé d'en porter. Il n'aimait pas la violence. Il n'aimait pas le trafic. Il n'avait juste pas le choix d'être impliqué, c'était le business familial. Voilà que je parle de lui au passé...


« - Désolé pour l'attente, on doit y aller...une urgence... Tout va bien ?
- Heu...oui, oui. J'étais juste...
- Allez allez, on traîne pas là ! »


Le type nerveux, "Marv", avait déjà sauté dans une voiture et allumait le moteur. L'autre me prit la main pour m'aider à me relever et se dépêcha de rejoindre le côté passager, en ouvrant la porte arrière au passage. Je m'engouffrais donc à l'arrière et la voiture démarra sur les chapeaux de roues avant même qu'on ferme les portes.

« - Des infos sur leur nombre ?
- Niet. »


J'étais ballottée à l'arrière comme un vulgaire sac de patates pendant que le passager semblait tranquillement vérifier le chargeur de son arme à feu, vraisemblablement habitué à la conduite effrénée du conducteur, digne d'un pilote de course de rallye. Je comprenais un peu mieux la nervosité naturelle du type.

« - Ouais ? On est en route, pourquoi ? . . .  OK.
- Il se passe quoi ?
- Ils ont réglé l'affaire... On va au club. »
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Gagner du fric et être heureux
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