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 [2214] Moi en taule, ou "De l'importance de pas s'faire chopper"

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Nancy S. Lovelace

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Classe: Chimiste
Expérience totale: 160
Arme primaire: Poing Démocratique

MessageSujet: [2214] Moi en taule, ou "De l'importance de pas s'faire chopper"   Dim 7 Fév - 2:16

Nancy vivait une des époques les plus tendues de sa vie. Cela ne fut que lorsqu'elle fut sortie de l'infirmerie qu'on l'emmena dans un sous-sol froid où d'autres détenus époussetaient jour et nuit. Deux gardiens d'Angelic l'emmenèrent dans une cellule avant de refermer la porte derrière elle. Elle était vêtue de vêtements gris qu'on lui avait remis à l'entrée après lui avoir confisqué tous ses biens. Elle en avait encore mal au cul. Faire rentrer sa dose allait être complexe mais avant tout devait être une préoccupation majeur.

Son regard semblait certes vide, elle parvint rapidement à décrypter les deux autres compagnons de sa cellule. Une femme aux cheveux noirs qui fumait une clope. Assez grande et mince, une cicatrice sur sa main qui déformait la disposition de ses longs doigts fins. Elle lui sourit. L'autre était un homme devant mesurer deux mètres avec des lunettes qui lisait jusqu'alors un journal. Cheveux bruns, barbe taillée, une gueule de taulards dans la catégorie "psychopathe gentleman dangereux", avec le physique du gorille qui brise des crânes pour y servir ses céréales au petit déjeuner. Il se leva rapidement avec un rictus et tendit sa main à la nouvelle venue :

- Bienvenue. T'es là pour quoi ?

Elle ouvrit grand les yeux. Elle tremblait à cause du manque, mais à ce stade-là ce n'était pas perceptible. Elle regarda la main puis dévisagea le monsieur qui attendait une réponse. Il eut un autre rictus, grogna et lui dit encore :

- Pas loquace, hein. J'aime bien les nouveaux. Ils viennent là et imposent leurs petit ego personnel avant de se briser contre les habitués. On peut t'épargner ça, suffit de nous dire ce qu'on veut savoir. T'es là pour quoi ?

Il avait haussé la voix. Son cœur battait très vite. Il susurra le plus naturellement du monde :

- Est-ce que tu mesures deux mètres ?

Elle cligna les yeux, ne comprenant pas forcément. Cela l'énerva davantage.

- J'estime que non. Est-ce que, quand je sortirai tes petits potes tueront les miens pour ensuite m'écorcher vif ? Enfin. Si c'était le cas je connaîtrais ta gueule.

Il posa sa main sur son épaule frêle. Il était vrai que sans ses vêtements habituels, sa jolie cape et ses seringues cachées elle était plutôt rachitique, les ravages des substances, tout ça.

- Et à ce que je vois t'es plutôt en manque, t'es une camée c'est ça ? Ce qui m'étonne c'est qu'on t'ai mise dans la cour des grands, je vois mal quelqu'un avec une moitié de cervelle faire un crime assez odieux pour finir ici, mais entre toi et moi je n'approuve pas ton comportement. On va devoir te mettre au jus.

Il leva le poing, elle leva la tête, le fixant froidement, et ensuite elle ne comprit pas trop.

Ce n'est qu'en commençant à s'étouffer avec son sang qu'elle revint à elle. La porte de la cellule était ouverte et la grande dame était penchée sur elle.

- Urr...

- Ton nom, et t'es là pour quoi ?

Elle souffla finalement :

- Je suis ton père. Et je suis là parce que j'ai niqué ta mère.

~

Nancy finit par arriver dans une salle commune, escortée par deux gardes qui parvinrent tant bien que mal à extirper la furie qu'elle venait de réveiller de ses entrailles. Encore boitante, elle finit par arriver sur place. Des gens pas commodes du tout la transperçaient du regard. Un gang de Russes finirent par l'aborder, le Chef semblait radieux :

- C'est la nouvelle, hein. Ton nom c'est bien Alice. J'ai beaucoup aimé tes émissions, ça m'étonne que tu te retrouves là. Autant pour ta tarée de copine ça m'étonne pas qu'elle ait fini dans un lac, mais toi... t'es là pour quoi ? Sois pas timide et on te fera un traitement de faveur.

Elle ignorait si on pouvait leur faire confiance mais la vision d'un de leurs camarades qui goba une pilule discrètement suffit à la faire parler.

- De la Robix heh. J'peux vous faire un truc meilleur, si vous m'en donnez un pourcentage. Je suis là parce que j'ai deal avec les mauvais fils de p-. Rien de plus. Juste pas de chance.

Le Russe applaudit des deux mains et dit :

- Bien essayé mais si tu veux tu achètes, on les connait les camés dans ton genre. Tu auras notre protection et un petit prix si...

Ses pupilles se dilatèrent, elle cligna des yeux.

- Si quoi ?

- Je suis l'offre tu es la demande, si tu veux ce qu'on a tu nous les achète et il semblerait que tu n'aies pas spécialement beaucoup d'argent sur toi, si tu vois ce que je veux dire.

Elle commençait à transpirer, secoua la tête. Il lui fallait de l'eau. Elle dit d'une vois assurée :

- Vas-y arrête de penser avec ta queue et commence à penser avec ta cervelle. Écoute-moi. Pour une dose je te fabrique deux à trois doses plus puissantes, il me faudra juste des corticoïdes, j'imiterai l'asthmatique pour en avoir, et ces trucs contre le mal de tête, ça doit pulluler. Je garderai une dose produite sur cinq et votre protection, et si ça marche pas vous pourrez me retourner tous en même temps dans tous les sens matin et soir. Deal ?

Il semblait plutôt émerveillé, surtout par la fin car elle disait des choses bien trop divagantes pour que ça marche et honnêtement taper dans de la chair matin et soir était tout ce qui manquait pour faire de ce lieu un véritable palace.

Il approuva. Elle se dirigea vers un garde et lui expliqua qu'elle avait déjà mal pour qu'il l'emmène à l'infirmerie. Celui-ci ne se fit pas prier car peu de gens laissent une dame souffrir comme ça. A l'infirmerie, pendant qu'un infirmier inspecta ses blessures - d'un peu trop près -, elle expliqua qu'elle était asthmatique lors de moments de stress. Avec tous ses antécédents et son état quasi psychotique cela fut simple de le convaincre. Celui-ci accepta facilement de lui donner ce dont elle avait besoin. Elle profita de voler rapidement un trombone sur le bureau. Cela sert toujours.

Elle rejoint les Russes qui lui donnèrent l'aspirine et une pastille de Robix.

- Vas-y t'essaies de me broyer les couilles ? T'as cru j'allais faire quoi avec cette dose du laxatif pour hamsters ?

A contre-cœur le chef lui refila deux autres pastilles. Elle leur fit signe de quitter la cellule où elle travaillait pour qu'elle puisse se concentrer pendant qu'eux se chauffaient déjà mutuellement au vue du massacre en préparation.

- Fini. J'ai fait des petits tas, j'en ai 5, ça vous en fait chacun un.

Elle s'éloigna de la cellule. Le chef la prit par les cheveux, et lui souffla à l'oreille.

- Vous d'abord, milady.

- Avec plaisir.

Elle prit sa dose, lâcha un long soupir de bonheur et se sentit envahir.

- Putain, c'était la seule chose qui pouvait me manquer ici et je l'ai.

Ils essayèrent tour à tour et le constat fut unanime. C'était de la bombasse.

- C'est bien, tu nous en fera d'autres.

- Tant que le deal tient toujours. Vous me fournirez juste le Robix et l'aspirine je m'occupe du reste. A la moindre couille... vous savez ce que je peux faire.

Elle rejoignit la salle commune. Elle avait la protection il lui manquait juste l'évasion, mais pour cela il fallait encore réfléchir. Elle s'approcha d'un garde qui lisait une revue érotique et décida de lui demander tout naturellement.

- Salut. Tu te plais ici ?

Le garde resta impassible, puis lui répondit d'un ton monocorde :

- Déglinguer des gonzesses trop récalcitrantes, un job de rêve.

Le gros baraqué à lunettes la regarda du coin avec un sourire. Il avait encore les jointures rougies par les coups qu'il lui avait assénés. Elle soupira et retenta :

- Tu as pas l'impression que ce gros-là va crever ? J'ai un peu cette sensation.

Il haussa les épaules, l'attrapa au coude et lui mit un coup puissant qui l'étala sur le sol.

- Oups, pardon.

Elle se rassied, sonnée. Toute l'attention était sur elle. Elle s'agrippa au garde, glissa quelque chose dans sa poche et finalement rampa pour bouffer. A coté de la seule place restante, celle du gros tas. Celui-ci, ayant fini son assiette, attrapa celle de la jeune femme et mangea dedans tranquillement.

- C'est à moi, ça...

Il la regarda et ne dit rien, finissant son assiette. Avant de cracher dans la purée et la lui faire avaler à la cuillère, devant les rires de tout le monde. Ses amis russes ne réagirent pas. Même eux se faisaient dessus. C'était décidément pas les meilleurs alliés.

Il lui fallut l'éliminer.

~

Les jours avaient passé. C'était clair, les Russes la maintenaient éloignée des autres gangs qui n'étaient pas super chouettes. Le problème était le couple qui logeait dans la même cellule qu'elle qui n'avaient pas hésité une seule fois à l'humilier, lui refaire le portrait ou la priver de bouffe des jours durant. De retour à l'infirmerie après un tabassage en règle prémédité, elle mima la morte un bout de temps pour espérer mettre la main sur quelques médicaments.

~

Certes transporter les composants nécessaires à la fabrication de ce qu'elle voulait faire - rien de bien chimique mais il fallait faire avec les moyens du bord, quelque chose de létal qui peut être obtenu par mélange -, elle avait tout ce qu'il fallait en poche. Comme à l'accoutumée, son camarade bouffa son plat, elle ne dit rien. Cela ne fut que lorsqu'il était près de finir son plat qu'elle lui demanda doucement :

- Il existe un phénomène nommé "mithridatisation", tu vois ce que c'est ?

Il rit et fit non de la tête.

- Le roi Mithridate s'empoisonnait à petites doses afin de s'y immuniser. Ce qui a fait qu'il ne put se suicider en s'empoisonnant lorsqu'il perdit sa bataille contre Pompée. Pareil pour Raspoutine qui mangea un repas empoisonné et qui y survécut.

Il ne semblait pas comprendre :

- J'ai pas pu trouver d'autres moyens de te dissuader de bouffer ma bouffe.

Il était devenu bleu entre temps, tenta de la désigner du doigt mais rapidement s'étouffa et cracha du sang. Tout avait parfaitement fonctionné. Pour éviter qu'il ne parle, la jeune femme le prit et le mis en PLS alors qu'il tentait de vociférer son nom et crier à l'empoisonnement.

- OH MON DIEU, IL EST EN TRAIN DE MOURIR ! NE MEURS PAS ! J'AIME QUAND TU ME FRAPPES JE NE PEUX JOUIR AUTREMENT ! NE ME LÂCHE PAS !

Suffisant pour qu'il clamse avant qu'il ne puisse créer son nom. Elle avait réussi. La femme du couple tenta tant bien que mal de le réanimer et tout le monde s'attroupa autour. Beaucoup tentèrent de vomir leurs plats, deux d'entre eux ne purent vomir que du sang. Elle n'avait pas assez de doses pour tuer tout le monde mais c'était pas son but. Elle avait éliminé des cibles stratégiques.

Les prisonniers furent ramenés dans leurs cellules. Le garde à la revue érotique l'avait lâchée et semblait tétanisée.

~

Pendant la nuit elle fut ramenée dans une autre cellule. Elle y était attachée. Un médecin et deux soldats, un grand blond dont le camarade de la dernière fois, la réveillèrent à coup d'eau froide.

- Alice, vous avez assassiné deux de nos officiers ainsi que trois détenus. Avec un brillant mélange, certes, mais ceci aggrave votre cas.

Elle dévisageait le grand blond avec haine.

- A croire que ça ne vous a pas suffi la dernière fois. Vous aviez des chances de vous en sortir et pourtant. Vous allez être transférée dans un autre bâtiment où vous terminerez votre misérable vie, ça vous dit ?

- Non, je suppose ?

Il eut un sourire satisfait.

- Cependant, nous avons besoin de savoir toutes sortes de choses quant à votre organisation. Si vous parlez nous rendrons votre peine moins lourde. Par exemple vous pourrez passer le restant de votre vie avec tous vos sens et on n'arrachera pas vos ongles dès leur repousse, et vous aurez vos doses. Autrement...

Elle frissonna.

- Vous direz tout ça à notre ami Jim. A plus tard...

Il cligna de l’œil. Le camarade était seul avec elle. Il y avait très certainement une vitre sans teint et un microphone mais il fallait qu'elle joue le tout pour le tout.

- Mon Culte prône l'hédonisme. Le Culte de Chaussettes. Si vous m'aidez à sortir vous vivrez une belle vie parmi nous, vous aurez tout ce dont vous avez besoin, une femme, des enfants si vous voulez je m'en bat les couilles, et vous déglinguerez des gonzesses récalcitrantes jour et nuit. Je vous ai observé. Je sais que vous serez bien mieux parmi nous que avec ceux-là. Il y a quelques doses encore sous mon matelas, dans des petits sachets, trois jours après ma déportation on se retrouvera je sais pas moi, Cinéma "Hollywood" ? Vous serez gradé et vivrez la vie que vous avez toujours voulu vivre. Jim, faisons de ce rêve une réalité, vous et moi.

L'homme avait les larmes aux yeux. Il les essuya, hésita longuement.

- Amy Svara. Est-elle une des vôtres ?

Elle avait visé juste. Ce gars-là était totalement fou de cette pin-up. D'où la revue érotique. Elle espérait que tout continue d'aller pour le mieux.

- Elle est dans notre groupe de propagande. Si vous me sortez de là je vous promets je vous arrange un rencard avec elle. Elle aime les mecs gradés. C'est votre seule chance.

Il fit oui de la tête, puis quitta la salle.

- Elle a tout dit.

Deux gardes l'emmenèrent dans une cellule d'isolement.

~

Pendant la nuit, on la réveilla et on la jeta dans un fourgon blindé. Elle avait les mains menottées derrière le dos, attachée au fond du fourgon. Les deux soldats, à l'entrée, étaient lourdement armés. Ils la dévisageaient avec crainte. Sa tête lui faisait trop mal et il faisait trop sombre pour qu'elle puisse voir ce qu'il se passait très exactement. Pas de lumière. Mais les soldats devaient avoir des lunettes de vision nocturne. Ils parlaient entre eux, chuchotant :

- Une s- d'empoisonneuse... C'est la meuf qui a tué Gilles et Américo. Pire de tout ça elle a froidement abattu la fille du chef. L'unité Omega a décimé ses hommes et ont pu la capturer, ce ne fut pas une mince affaire. Il a ouvert le Champagne quand il a su qu'elle avait fait la connerie de trop et que les supérieurs avaient décidé de l'envoyer tu sais où.

- Ouais... Elle a tenu tête à l'unité Omega ? Je comprends qu'on l'emmène là putain.

- Et comment. Ils utilisaient les mêmes boosts qu'eux. Après, je doute que des camés de bas étage parviennent à un tel niveau de qualité et d'efficacité, c'est ça qui a permis à l'unité Oméga de garder l'avantage.

Elle s'en était doutée. Ces enfoirés avaient une belle bande de chimistes avec eux et les monstres contre qui elle a dû faire face étaient tous aussi drogués que sa troupe d'élite à elle. Mais elle avait buté la fille du chef. C'était donc pour ça qu'ils tenaient autant à elle. Et qu'ils avaient autant la rage.

Grâce au trombone qu'elle avait gardé bien au chaud quelque part, elle parvint à se démêler de ses liens. Elle ignorait où ils l'emmenaient mais à ce stade là il fallait jouer le tout pour le tout, si l'occasion se présentait elle allait tenter quelque chose.

Ils parlèrent de tout et de rien jusqu'à ce que l'occasion se présente. On entendit un "BLEUAERG", un "P- RETIRE TON MASQUE" et la la demoiselle fondit, attrapa quelque chose sur son passage et deux coups de schlass furent donnés. Le camion avait soudainement arrêté de rouler. Elle choppa les lunettes du gars, les mit. Elle voyait mieux. Un baignait dans son sang et la regardait avec effroi et l'autre aussi mais celui-ci n'avait pas le cou en deux parties.

- ES. LOS... LOS DIABLOS...

Elle le chopa dans la plaie et tira sa tête en arrièrecomme pour l'arracher. Elle pouvait sentir ses dents du bout des doigts, en passant par derrière. Il rendit l'âme. Elle se déshabilla, mit son équipement, se saisit des deux fusils et de tout ce qu'elle pouvait trouver. Puis, elle se mit au bout du fourgon et tira une salve sur la porte pour l'ouvrir.

Dehors, il faisait sombre. Pas de bâtiments aux alentours mais de la brume à perte de vue.

C'était ce que l'on nommait "Alissa". Elle le reconnaîtrait entre mille.

Un soldat en motocyclette s'était arrêté lui aussi, il rampait sur le sol. Un autre avait fini dans un mur très lointain.

- Merci Jim.

Elle descendit du camion, souleva le gars qui était plein de transpiration et le posa contre sa moto.

- Bonsoir, on est où là ?

- C'est pas possible... qui t'es... putain ?

- Mon nom est Nancy S. Lovelace. Mieux que Dieu, pire que le Diable : je suis l'Élue de Chaussettes. Je vivrai et de ma main vengeresse ramènerai l'Équilibre dans la Force à Solicity. J'assouvira les peuples, et je baiserai ta meuf.

Elle réajusta son casque sur la tête, pointa son fusil vers lui. Il ferma les yeux. Ensuite elle répandit son cerveau avec sa crosse.

Elle lâcha finalement, comme un ultime cri de soulagement :

- JE SUIS LIBRE, BORDEL DE MERDE, ÇA TROUE LE CUL !

Elle s'approcha du fourgon, récupéra l'essence qu'elle put, enjamba une motocyclette et repartit en sens inverse. Rapidement, les barrières de Solicity se profilaient à l'horizon. Elle ne pouvait passer par là. Mais elle connaissait d'autres entrées. Elle descendit une galerie et marcha longuement, pour finalement prendre le métro qui renterait à Nadejda.

Elle ignorait où ils l'auraient emmenée mais elle savait qu'elle allait vivre une sale fin de vie là-bas. Et cette vie, elle le devait à un seul homme.

~

Un homme vêtu d'un chapeau et d'un long manteau attendait près du cinéma. Une jeune femme, comme sortie de nulle part, vint à sa rencontre. Elle était vêtue d'un capuchon et d'une longue cape : son éloquence était sans pareille. Et elle semblait rayonnante. Elle avait encore des séquelles des nombreux coups et sévices reçus lors de son incarcération mais, dans cette situation, elle tenait beaucoup plus d'un ange - un corbeau vu sa tenue - sorti des affres de la mort que d'une prostituée camée en manque battue par un maque ingrat, comme ce fut le cas avant. Une autre femme, plus difficilement discernable se tenait à ses côtés.

- Je suis si heureux de vous voir, Alice.

Elle avait les larmes aux yeux, sourit.

- Jim, vous m'avez sauvé la vie. Et plus que ça. Vous avez tenu votre engagement et je tiendrai vos promesses. Bienvenue au Culte. Je vous donne également le titre honorifique de "Cavaliere Nero". Ce titre n'est donné qu'aux protecteurs suffisamment tordus pour avoir sauvé la vie de l'Élue. Bien que tu commenceras tes rangs comme tout le monde au niveau de l'Organisation parmi une de nos deux Armes, au sein du Culte Spirituel tu as atteint un des plus hauts sacrements, celui du Protecteur Déchu Ultime, le "Cavaliere Nero" : et tu recevras le tant désiré blason du Casque Noir ainsi que la tenue badass qui va avec. Mais c'est pas tout.

Elle présenta la femme à ses côtés qui retira son capuchon. Jim salit instantanément ses sous-vêtements.

- Amy Svara, je vous présente le "Cavaliere Nero" Jim. Jim, je ne vous la présente plus. Elle vous emmènera au Quartier Général et vous expliquera tout une fois que vous aurez passé votre soirée ensemble. J'ai à faire. Bonne soirée.

Telle une ombre, l'Élue se glissa furtivement dans la Brume d'où elle était venue.

Le Corbeau honteux et confus
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
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