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 Heather September

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Heather September

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Messages : 44
Argent : 0

Char Data
Classe: Technicien
Expérience totale: 150
Arme primaire: Mains nues

MessageSujet: Heather September   Dim 13 Sep - 21:21

September Heather
23 ans
La Main Blanche
Mutante
Technicien
Capital
Aucun groupe
Technicienne (Réparatrice/Maintenance)










Chapitre 00

« Tu as toujours été la plus bête des deux. »

C'était tout. Clairement tout. Alors que la lame me sciait les doigts, je sentis ma main trembler. Était-ce-là tout mon courage... les fils de pute. J'eus un vague sourire, qui semblait plus forcé que le sien. Elle lâcha un long soupir, avant de se me regarder plus sérieusement.

« T'es pas faite pour ça. Sans déconner, pas pour vouloir t'influencer, mais... il est encore temps de laisser tomber. »

« Ta gueule, je suppose ? »

« La partie est déjà finie. Je ne te l'avais pas déjà dit ? Quand elle nous a pondues, elle a fait un joli perfect et comme il restait encore un petit amas de matière organique elle s'est dit qu'il ne fallait pas gâcher la nourriture et elle a essayer de former un truc à faire. C'était un peu ce qu'on faisait quand on faisait des gâteaux, non ? Le petit gâteau attardé avec le reste de pâte... »

« T'arranges pas ton cas, ... »

« Hop, hop, hop, au boulot, mon RSA ne va pas se payer tout seul ».

Alors qu'elle me tendait son bras, j'approchai d'elle... de manière trop douce pour effectuer un meurtre... enfin. Un assassinat. Un assassinat... brutal.

Il me semble qu'au dernier moment elle ne s'était pas laissée faire.

Quelle merde mes amis, je vous le dis.

Chapitre 02

Et nous retrouvions la lie de l'humanité pour de nouvelles aventures, toutes aussi palpitantes les unes que les autres. Quelle grâce, quelle joie, quel bonheur.



Chapitre 03

On disait à tous les gamins de cette époque, et encore aujourd'hui car mine de rien je ne suis pas si vieille, que le No-Man's Land était un lieu qui craignait à fond, qu'il était soit vide, soit plein de Brume, soit plein de mecs qui avaient bravé les brumes ; et qui ont dû faire face aux conséquences que cela imposait.

Et... c'était vrai. J'ignore si le monde avant était aussi beau qu'on le dit mais nous vivions dans un enfer qui puait la merde et même si on s'évertuait à inventer les rumeurs les plus glauques, on voyait pire dans les actualités le lendemain.

Je traînais aux abords du vieux Chêne, situé quelque peu au sud-ouest de la ville, à réfléchir à des concepts philosophiques absolument ingrats. Le monde était crevant d'une manière ou d'une autre, et cet endroit était plus ou moins sûr, pas loin de la brume, pas loin des différents campements de mecs du Chaos qui foutaient la merde.

Enfin. Ça l'était. DANS UN QUELCONQUE PASSÉ.

« Tu fumes ? C'est interdit de fumer ici. »

Je faillis avaler ce que j'étais en train de boire (de l'eau ok) de travers. Y avait de la Brume à perte de vue, d'où... Le mec ou la meuf ou ne sais pas ce qu'était ce truc car il était... équipé pour la chasse à la Brume, masque à gaz, combinaison de Stalker (comme dans les vieux jeux post-apo des années 2000 vous savez).

« Tu rigoles ? »

Cette chose s'approcha, je ne parvins à distinguer ce qu'il y avait derrière ce masque. En plus il était plutôt grand en fait, j'étais sur la pointe des pieds pour que la lumière qui se reflétait sur les particules de brume me laissent plus tranquille.

Il m'attrapa le visage et me regarda droit dans les yeux. J'entendais cette respiration rauque qui glaçait le peu de sang que j'avais.

« Eh bien toi putain t'as bien douillé. »

Il me relâcha et je fis un pas en arrière, ou deux.

« Oh c'est bon je te veux pas de mal, on est comme toi par ici. On a tous dû fuir la ville à cause... des stigmates, tu sais. »

« Cool. »

J'écrasai ma cancérette parterre et entreprit de me casser avant qu'il me propose un plan louche avec vingt-huit mutants. »

« Çà te dirait de venir avec nous ? Il ne te reste plus personne là-bas. »

Chapitre 04

« Putain, si c'est comme ça que tu le prends. »


Chapitre 05

Et Heather resta quelques semaines dans un camp de Mutants, qu'elle finit par considérer comme les siens, car sur le coup, elle n'était plus la plus irradiée de la troupe. La vie dans le camp était plutôt sympathique à vrai dire. Bien que certaines personnes ne respiraient ni la confiance, ni la joie de rire, la jeune fille à la peau diaphane semblait s'y plaire.

Elle s'était fait un ami, l'homme à la tenue de Stalker, qui était visiblement le bras droit du chef du campement, ou quelque chose du genre. C'était un gars assez intelligent et bien qu'on ignorait ce qui se cachait sous son casque.

Heather ne s'entendait pas forcément bien avec tout le monde, elle les évitait, profitait de cette garde que lui procurait la présence de, mettons, Butters. On va dire que c'était son nom. La petite était considérée comme quelqu'un de fragile, à tel point que la nommer "la petite" était courant en fait, même dans les descriptions.

Un soir, alors qu'elle déguisait des rats morts pour tuer le temps, elle entendit un assourdissant vacarme sortant du cul de la maison du chef ; puis des tirs provenant de la Brume.

Quelque chose allait se passer.

Et rapidement après, des hommes armés et déguisés en Stalkers encerclèrent le camp.

Quelle merde.

Chapitre 06

« Bordel, pourquoi t'as fait ça à Lenny. »

Ces quelques paroles me firent revenir à moi. J'avais l'impression d'avoir la réincarnation d'un dictateur soviétique dans mon estomac. C'était pas agréable. Je me relevai doucement, m'appuyai sur les paumes de mes mains. J'étais à l'arrière d'un camion et Butters mangeait une boîte de conserve à la cuillère toujours en portant son masque grâce à la magie des masques qu'on peut manger des trucs avec on les portant.

- Qu-quoi...

- T'as faim ? On a quelques boîtes pour la route.

Je me retournai et m'écroulai lamentablement sur le ventre.

- Mon estomac me brûle... je suis plutôt en mode out.

- T'es blessée, tu devrais pas bouger avant qu'on t'ai prise en charge. Ensuite, évite de vomir là-dedans on ouvrira pas ces portes avant d'être arrivés, et crois-moi c'est pas dans dix minutes. Et n'oublie pas que moi, contrairement à toi, j'ai un masque.

Il semblait plutôt moqueur.

Je fixai le plafond jusqu'à ce que... c'est tout.


Chapitre 07

Quelques jours plus tard, Heather s'était remise de ses blessures. Elle avait ensuite été emmenée dans un coin sombre de la Negra, où elle allait crécher un moment.

« Hum, c'est chez toi, ici ? »

C'était une sorte d'atelier où étaient suspendus toutes sortes d'outils et de pièces mécaniques un peu étrange. Cela sentait une sorte d'odeur soufrée et une sorte de fumée semblait sortir des murs.

- Ouais.

- Et t'es un technicien ?

- J'étais. Maintenant je répare les affronts, enfin. Je nettoie les gens.

- Oh.

Butters retira son masque pour la première fois. Elle put enfin le voir pour la première fois de sa vie. Putain comme j'ai rouillé. Et... il était normal. Un mec dans la trentaine sans stigmate visible. Elle plissa les yeux.

- Je capte pas... t'es normal. Qu'est-ce que tu foutais avec cet attroupement de mutants ?

Il eut un vague sourire.

- Normal tu dis... peu importe. Bienvenue chez moi, je te sers quelque chose ?

- Laisse tomber.

Elle lâcha un soupir.

- Qu'est-ce que tu attends de moi ?

- Tu deviens mon apprentie, tu tiens l'affaire et tu dis que je suis allé chercher du matériel si des inspecteurs des travaux viennent voir, et moi je fais mon job à côté.

- Vendu je suppose. C'est quoi comme affaire ?

Il ouvrit les yeux assez grands, tapa dans le mur, montra un peu la pièce de ses mains et lâcha :

- Je suis un putain de... putain un putain d'éducateur dans une crèche, ça se voit pas ?

Dit-il en montrant une sorte de bras métallique suspendu du plafond. Elle lâcha un sourire narquois.

- Ouais. OK. Alors ça me va.

- Parfait.

Il monta à l'étage, sembla fouiller quelques trucs, et revint avec d'immenses manuels poussiéreux.

- Tu vas apprendre à monter des machines et réparer des trucs. Basiquement les clients te demanderont juste de réparer leurs PC et conneries du genre, c'est super simple, mais arrange-toi pour que ça se casse assez vite enfin j'ai tout écrit dans mes notes. Avec l'expérience tu pourras même créer des machines de guerre.

Ses yeux s'illuminèrent.

- Mais avant. Physique, électronique, mathématiques. Un ingénieur ça coute cher, c'est très rare, faudra que t'apprennes à te démerder.

Elle feuilleta vite fait et lâcha un regard de désapprobation.

- Cela me parait plutôt compliqué.

- Tu te démerdes.

Et il la prit du bout des doigts par le menton.

- Et crois-moi, je ne te pardonnerai jamais pour ce que tu as fait à Lenny. A ce soir, Heather.

Elle eut un frisson et le laissa partir avec sa mallette. Et elle commença à tenter de comprendre ces merdes.



Chapitre 08

Chaque matin il revenait et voyait sa progression. Il lui apprenait le côté technique, comment monter des machines, comment ne pas provoquer un black out dans tout le quartier, et toute la merde qui suivait.

Elle apprenait vite la brave petite.

Chapitre 09

Et un soir, il ne revint pas.
C'est peut-être ce soir là que je réalisai que je l'avais peut-être aimé.

Chapitre 10

Je déménageai mon matériel à l'atelier, j'en étais devenue l'héritière
Toi et moi étions seules, à présent. Et nous étions les deux, cette fois-ci, bien jumelles. En totalité. Bien que... cette fois-ci j'étais la moins bête. Non ?

Tant qu'il y en aura une pour l'autre. On ne sera jamais seules. Et on ne sera plus jamais... pareillement différentes. ?

Et un jour peut-être.

Je créerai l'interface qui nous unira de nouveau.

Chapitre 11

Vous avez du matos électronique inutile ? La Main Blanche vous le rachètera.
Votre micro-ondes / PC / chambre à gaz ne fonctionne plus ? La Main Blanche.
Vous avez besoin d'aide pour de la maintenance ? La Main Blanche.
Vous avez besoin de composants ? La Main Blanche.
Vous avez besoin d'une machine quelconque ? La Main Blanche.
Une expertise quelconque ? La Main Blanche.
Vous n'arrivez pas à cueillir vos bananes ou à cultiver votre coton ? La Main Noire.

La Main Blanche, spécialisée dans les réparations et la maintenance de tout matériel et système électronique, reconnue dans tout Solicity. Efficace, sûr, peu dispendieux, et on fait sauter les obsolescences programmées.

Chapitre 02

Vous vous regardez comme si vous avez créé un monstre, avec toute la frayeur et la honte d'avoir créé une entité aussi effroyable.

Je sais ce que ça fait, moi aussi.

C'est plutôt marrant.

Ne portez pas ce que vous ne pouvez pas supporter sur vos épaules. Vous avez commis une erreur.

Je ne vous ai pas oublié.

Et je ne chercherai pas à me venger. Vous avez fait ce qu'il y avait à faire. Mais il en manquait une partie. J'ai fait le reste pour vous. Moins de sang sur vos mains, c'est du tout gratuit.

J'aime quand les vengeances s'exécutent par elles-même ; même si je ne peux en percevoir toute l'étendue, je sais que c'est là, et que ça vous ronge.

Vous perdez. J'ai gagné sur toute la ligne.

Nous ne sommes pas aussi différents que vous ne le penseriez.

Chapitre 02b

La Brume avait surtout attaqué son mental, toute sa physionomie. Elle avait ces moments de blancs où soudain tout allait au ralenti et paressait flou autour d'elle. Parfois, elle se réveillait au milieu de la rue, et restait affaissée sur le sol quelques temps avant de n'avoir ne serait-ce que la volonté de se lever. Elle devenait cette petite créature farouche qu'on regardait étrangement lorsqu'elle empruntait le métro. Le regard des autres l'obsédait, comme si leurs yeux projetaient des cures-dents à travers sa peau.

Sa pigmentation avait été massacrée, sa peau était lisse et sans poils, diaphane, mais ses vaisseaux sanguins ne transparaissaient pas, comme si eux-même s'étaient décolorés. Ses cheveux ont perdus de force, tirant au blanc eux aussi. Sa peau s'était fragilisée, là où elle se blessait, sa peau argentée tirait au rouge et au violet. Toutes les parties de sa peau très vascularisées viraient en cette couleur affreuse.

Ses stigmates, ses cicatrices apparaissant lorsque sa peau trop sèche se brisait, notamment sur les parties sensibles telles que le visage, ne s'effaçaient pas. Chacune de ses blessures était devenue indélébile.

Seuls ses yeux n'avaient pas perdu de leur éclat.

Elle était devenue frêle et faible, comme un squelette de chair. Sa peau était froide au contact. Il avait perdu toute étincelle de vie.

Et à chaque minute qui passe, cette exposition à la brume qui l'avait brûlée de l'extérieur, bien qu'elle eut été actuellement à des kilomètres, continuait de geler son intérieurs. Au plus profond de ses entrailles l'ouragan valsait sans cesse.

Et elle devenait cette sorte d'ange étrange à la voix excessivement douce, ce fétu de paille qui se brisait sous votre regard.

~ fin de la première partie ~
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